Quinzaine culturelle de la Palestine : 3e édition
Photo générée par IA
Le 14 mai 1948, dernier jour du mandat colonial britannique sur la Palestine, David Ben Gourion proclamait unilatéralement la création de l'État d'Israël. Ce moment charnière du mouvement sioniste (qui n'est en aucun cas son commencement) s'est inscrit dans un processus de nettoyage ethnique d'une ampleur colossale, la Nakba, sur l'ensemble du territoire confisqué par la force par le mouvement sioniste. En l'espace de quelques mois, les attaques terroristes de milices sionistes et les massacres de civils, y compris de villages entiers, ont forcé 800 000 palestinien-nes à fuir leurs terres, leurs villages, leurs maisons.
Le 15 mai est la date à laquelle les Palestinien-nes du monde entier commémorent cette histoire funeste. Dans ce contexte, le Collectif de Solidarité Palestine 37 vous invite à une lecture de poèmes de poétesses palestiniennes, accompagnée en musique par le Duo Garcia, ce Vendredi 15 mai à 19h à la librairie La Vagabonde rue Bernard Palissy à Tours.
ENTRÉE GRATUITE
Les faits en question remontent au 7 octobre 2023. Les attaques du Hamas en Israël font plusieurs milliers de morts, à la surprise générale. Muzna Shihabi s’exprime sur le réseau social X : “Aujourd’hui, le mythe de la force de l’armée et des services d’intelligence sionistes est tombé”. Ce tweet, dont elle récuse la portée d’incitation à la haine, lui vaut une plainte de l’Organisation juive européenne, une association française qui se présente comme luttant “contre l’antisémitisme, sous toutes ses formes”.
Pour cette ancienne conseillère de l’OLP, cette procédure judiciaire qu’elle vient de remporter dépasse largement son cas personnel. Elle constituerait plutôt le symptôme “d’une parole palestinienne scrutée, parfois criminalisée. Elle montre une tendance assez inquiétante en France parce que le problème c’est que lorsqu’un palestinien parle, on est immédiatement soupçonné d’excès de haine, alors qu’on décrit une réalité qui est documentée par des organisations internationales, par des ONG, par des historiens donc c’est pas possible de ne pas écouter les Palestiniens comme ça.”
Muzna Shihabi, qui exerce comme responsable de plaidoyer et communication au Centre Arabe de Recherches et d’Études Politiques (CAREP), s’est dit soulagée après son audience par la juge, qui aura duré près de quatre heures. Pour elle, cette décision confirme “que décrire une réalité, même si elle dérange quelques personnes qui soutiennent l’État d’Israël, ne constitue pas un délit et ça c’était important, parce que le récit palestinien doit avoir la force de gagner”.
Pour cette ancienne conseillère de l’OLP, cette procédure judiciaire qu’elle vient de remporter dépasse largement son cas personnel. Elle constituerait plutôt le symptôme “d’une parole palestinienne scrutée, parfois criminalisée. Elle montre une tendance assez inquiétante en France parce que le problème c’est que lorsqu’un palestinien parle, on est immédiatement soupçonné d’excès de haine, alors qu’on décrit une réalité qui est documentée par des organisations internationales, par des ONG, par des historiens donc c’est pas possible de ne pas écouter les Palestiniens comme ça.”
Un problème d’autant plus grave que ce peuple fait face à un génocide organisé depuis le 7 octobre 2023 : “Là bas on tue des Palestiniens. Ici on essaie de les faire taire, pas par des balles mais par des procédures, des accusations et des interprétations malveillantes de tout ce qu’on dit”.
La question se pose dès lors de la place dans le débat public pour la parole d’une population génocidée si chaque prise de position, chaque discours, est systématiquement criminalisé, décrédibilisé. Et Muzna Shihabi de conclure : “Encore une fois, si moi je ne parle pas, je ne vois pas qui va le faire à ma place ?”
Ehab Ghafri est un cinéaste engagé pour la transmission de la culture et des récits palestiniens et pour un cinéma libre de tout
contrôle politique, financier et institutionnel, hors de toute tentative de déformation du récit palestinien.
En 2024, il était en tournée en France pour présenter son premier long-métrage consacré à la vie au sein du camp de Jénine situé en Cisjordanie, sous occupation israélienne.
En 2025, l’armée d’occupation a complètement assiégé le camp et fait de ses habitant s des réfugiés . Ehab y est donc retourné pour documenter ce que ses habitant·es ont à raconter de cet exil forcé, de leurs espoirs et de leur résistance à l ’occupation.
ENTRÉE GRATUITE
La projection du film sera précédée de la projection de deux courts métrages : THE REFRIGERATOR et SURVIVOR. Elle sera suivie d'une discussion entre le public et le réalisateur palestinien Ehab Ghafri.
Plus de 38 000 femmes et filles ont été tuées à Gaza entre octobre 2023 et décembre 2025, selon ONU Femmes. Six mois après le cessez-le-feu, alors que l’attention internationale se détourne de l’enclave palestinienne, l’agence onusienne met en garde contre la persistance d’un danger extrême pour les femmes et les filles à Gaza.
Cette soirée d’ouverture de la Quinzaine Culturelle de la Palestine se fait sous le mot d’ordre « Intifada Culturelle ». N’y voyez aucun appel à la violence, c’est bien là tout l’inverse : le mot intifada signifie en arabe “se soulever”, “se relever”, “se secouer pour ne pas disparaître”. C’est une invitation au réveil collectif par la culture ! Dans un contexte où l’on parle trop souvent de la Palestine à travers les chiffres, les ruines et les morts, la démarche se place volontairement à l’opposé : parlons de la Palestine par sa culture – ici, à travers sa musique et sa danse – parce que préserver, transmettre et créer est une forme de résistance !
Le son et les mots d’un peuple qui refuse le silence seront portés par Radio Gaza, ce groupe né de l’union de talents gazaouis réunis pour réinventer les chansons traditionnelles en leur insufflant la modernité du rock et du rap, sous une forte dimension festive et militante. Héritage vivant des racines palestiniennes, la dabkeh est une danse traditionnelle menée aussi bien par les hommes que les femmes. La quinzaine de danseur·euses de la troupe Kofiyetna Dabke basée à Paris incarne l'appartenance du peuple palestinien à la terre de Palestine, même quand il en est tenu éloigné.
réservez vos billets ici : https://letempsmachine.com/billetterie
Dans le cadre de la Quinzaine Culturelle de la Palestine

22 avr. 2026 12:29
31 mars 2026 16:54
Tous les samedis, le collectif tient un stand sur la place Jean Jaurès pour y exprimer sa solidarité avec le peuple palestinien. Soutenez le collectif en vous joignant à eux et en le soutenant, par votre engagement ou par vos dons, lors de ce moment privilégié.

Le Collectif de Solidarité Palestine 37 à été créé en 2009 par des citoyens tourangeaux ayant la volonté de soutenir le peuple Palestinien qui vit sous occupation israélienne, pour dénoncer l’apartheid en Palestine, le génocide à Gaza et lutter contre la colonisation. Il rassemble citoyen-nes, organisations et mouvements pour l’auto-détermination du peuple palestinien. Nous agissons contre l’oppression coloniale et les guerres impérialistes. Découvrez notre mission et rejoignez notre lutte pour la justice et la liberté.
Contact : cspalestine37@proton.me
Info : https://www.collectifdesolidaritepalestine37.fr/
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