Communiqués

Nous « vivons » dans un système mondial fondé sur la domination, la compétition effrénée. Cette exploitation a érigé l’injustice en doctrine et la guerre en outil de gouvernance, menaçant la survie de toutes et tous, de notre humanité.

C’est le quotidien de millions d’humains à Gaza, en Cisjordanie, en Iran, au Liban, en Ukraine, à Cuba, en Afrique et dans de trop nombreux pays. Cela s’illustre parfaitement par le génocide et l’épuration ethnique menés par l’État d’Israël en Palestine.

Face aux impérialismes et au colonialisme, le droit international et nos solidarités sont bafoués. Les génocides, les crimes contre l’humanité génèrent des ouragans de rage et affaiblissent les décennies de patientes constructions pour la paix.

Chaque compromis, chaque silence, chaque jour d’indulgence envers la logique guerrière est un jour volé à notre survie collective. Mais, rien n’est fatal !

En France, où prospèrent sur un lit d’injustices et d’inégalités, une politique coloniale, un racisme structurel, une course aux armements et des initiatives d’embrigadement des jeunes dès l’école, il nous faut faire preuve d’un courage lucide. Nous ne voulons pas de l’armée et de la police dans les écoles et les universités (arrêt des classes de défense, …).

Pas de milliards pour l’armée, l’argent public doit aller à la satisfaction des besoins sociaux et au service public (santé, école, …). La France doit cesser ses ventes d’armes dans le monde et particulièrement vers Israël.

Opposons-nous à cette bataille idéologique qui atteint un niveau inquiétant.

Mobilisons-nous pour construire ensemble les ripostes nécessaires, pour la Paix, la justice sociale et bâtissons un autre avenir pour notre humanité.

Ils appellent à se rassembler le 23 mai à Tours pour la paix : Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), Collectif notre santé en danger, Collectif de Solidarité Palestine 37, Collectif pas d’enfants à la rue, Comité tourangeau de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), CGT, Confédération Paysanne, FO, Frères des hommes, FSU, Institut Coopératif de l’École Moderne (ICEM), LFI, La Libre Pensée, Mouvement de la Paix, Jeunes Communistes 37 (MJCF), NPA-L’Anticapitaliste, Parti Communiste des Ouvriers de France, PCF, RETIRADA, SUD Solidaires, Union Communiste Libertaire, Union pour la Reconstruction Communiste.

SAMEDI 16 MAI 2026

Aujourd’hui, nous commémorons la Nakba

Bonjour a toutes et à tous, merci pour votre présence en cette 135 ème semaine de mobilisation du collectif solidarité Palestine 37

Gaza, 952ème jours de Génocide

Aujourd’hui, nous commémorons la Nakba.

78 ans de dépossession, d’exil et de résistance palestinienne.

Le 14 mai 1948, dernier jour du mandat colonial britannique sur la Palestine, David Ben Gourion proclamait unilatéralement la création de l'État d'Israël. Ce moment charnière du mouvement sioniste (qui n'est en aucun cas son commencement) s'est inscrit dans un processus de nettoyage ethnique d'une ampleur colossale, la Nakba "catastrophe" en arabe, sur l'ensemble du territoire confisqué par la force par le mouvement sioniste. En l'espace de quelques mois, les attaques terroristes de milices sionistes et les massacres de civils, y compris de villages entiers, ont forcé 800 000 palestinien-nes à fuir leurs terres, leurs villages, leurs maisons. C'est dans le sang de tout un peuple que l'Etat d’Israël a vue le jour.

Mais aujourd’hui la Nakba continue, à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

 

Rappelons une fois de plus que le génocide continue encore à Gaza, où la situation est pire que jamais. Israël entrave toujours volontairement l'entrée de nourriture et de matériel médical, bloque toujours l'accès à l'eau potable, occupe toujours militairement une très large partie de la bande de Gaza, notamment via une nouvelle “ligne orange” sans signalisation claire, viole toujours le prétendu cessez-le-feu sur une base quasi-quotidienne, poursuit la destruction généralisée de toutes les infrastructures, interdit toujours l'accès aux journalistes internationaux, maintient toujours le système de santé gazaoui dans un état qui l'empêche de fonctionner.C'est le résultat d'une politique génocidaire consciente visant à rendre la vie impossible dans la bande de Gaza pour forcer l'exil de sa population. Ne laissons pas la résignation s'installer, continuons de dénoncer avec force les crimes israéliens et de boycotter par tous les moyens à notre disposition les intérêts sionistes !

La politique criminelle des fascistes d'extrême-droite du gouvernement de Netanyahou est également largement visible dans les territoires occupés de Jérusalem Est et de Cisjordanie, où les crimes, les dépossessions et les annexions se poursuivent, ainsi qu'au Liban où l'armée israélienne n'en finit plus de violer la prétendue trêve, de bombarder des civils, d'occuper militairement, de raser des villages et de préparer l'annexion. Dans cette région non plus, les visées coloniales du mouvement sioniste ne datent pas d'hier.

Notons que l'État français et Jean-Noël Barrot ont encore montré leur indéfectible complicité à l'égard de l'État génocidaire en poussant pour maintenir la participation d'Israël à l'Eurovision malgré la pression populaire et le boycott de l’événement par 5 pays européens.

Israël adopte une loi sur les procès publics et la peine de mort pour les détenus du 7 octobre

Israël légalise la vengeance coloniale : tribunaux d’exception, peine de mort, droits piétinés pour les Palestiniens. Ceux qui bombardent Gaza et massacrent un peuple entier osent parler de justice. Nous dénonçons cette machine raciste et génocidaire — solidarité totale avec le peuple palestinien, résistance jusqu’à la liberté !

L’UE annonce des sanctions contre les colons israéliens violents

L’Union européenne nous fait croire qu’elle agit contre la politique génocidaire de l’État israélien en sanctionnant quelques colons israéliens assassins, comme si la colonisation n’était pas en soi une atteinte à la liberté des peuples à disposer d’eux mêmes, atteinte que l’UE feint d’ignorer pour ne pas avoir à la condamner. Une sanction lâche dans sa timidité quand on la compare à la terreur imposée pendant des années au peuple palestinien. Pendant qu’on sanctionne quelques exécutants, l’État israélien et ses principaux responsables continuent, eux, de bénéficier d’une impunité scandaleuse et d’une silencieuse complicité de l’Union européenne.

Quand l’Europe aura-t-elle enfin le courage de sanctionner Benjamin Netanyahu, Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich, coupables de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et du massacre méthodique du peuple palestinien ? Ces dirigeants alimentent ouvertement la haine, la colonisation, les expulsions forcées et la destruction d’un peuple sous les yeux du monde entier. malgré cela l’Europe continue de commercer avec les colonies illégales et de protéger Israël de véritables sanctions.

Les autorités israéliennes intensifient les exactions à l’encontre des femmes détenues de la prison de Damon

À la prison de Damon, des détenues palestiniennes dénoncent des conditions de détention qui s’aggravent de manière alarmante.

Surpopulation extrême, cellules bondées où l’on dort à même le sol, privation de nourriture utilisée comme punition, et absence de soins médicaux même pour des femmes gravement malades — dont certaines atteintes de cancer ou enceintes.

Les témoignages font aussi état de violences répétées, de passages à tabac, de fouilles humiliantes et de placements prolongés en isolement. Plusieurs détenues affirment vivre dans un climat de violence et d’humiliation systématique, loin de toute protection minimale du droit humanitaire.

Ce que décrivent ces prisonnières est une détention marquée par la déshumanisation, où la dignité humaine est piétinée.

Main-d’œuvre palestinienne exclue, migrants exploités : la machine coloniale du travail en Israël

Depuis le 7 octobre, Israël a expulsé des centaines de milliers de travailleurs palestiniens de son économie, plongeant des familles entières dans la misère. Sous prétexte de “sécurité”, l’État remplace cette main-d’œuvre par des travailleurs migrants ultra-précaires, surexploités et privés de droits. Cette politique n’est pas seulement économique : c’est une arme coloniale. Affamer les Palestiniens, détruire leur autonomie et opposer les travailleurs entre eux pour mieux maintenir un système de domination et de suprématie.

Face à cela, notre camp doit être clair : solidarité entre tous les travailleurs, palestiniens comme migrants. Contre le colonialisme, le racisme et l’exploitation

Nous exigeons la fin immédiate du Génocide en Palestine, la levée du blocus à Gaza, la fin de l’occupation et le respect du droit du peuple Palestinien à disposer de lui-même.

Le peuple palestinien résiste face au génocide, à l'occupation et au nettoyage ethnique, notre solidarité est plus que jamais nécessaire. Nous sommes également solidaires de toutes les militants de la flottille humanitaire, certains ayant été illégalement arrêtés par l’armée israélienne le 30 avril au large de la Grèce. Deux d’entre eux, Thiago Ávila ainsi que Saïf Abukeshek ont été emprisonnés en Israël pendant 10 jours avant d’être libérés et expulsés. Malgré la répression, la flottille continue : 60 navires sont repartis de Turquie pour porter l’aide et dénoncer et briser le blocus qui prive le peuple Gazaoui de médicaments et de nourriture. Tant qu’il y aura cette injustice, nous continuerons à nous lever.

Vive la résistance des peuples. Vive la Palestine libre.

Boycott , désinvestissement et sanction contre l'état d’Israël

Justice pour Gaza

Justice pour la Palestine

Justice pour le peuple Kanak

Justice pour tout les peuples opprimés

Palestine Vivra

Palestine Vaincra

MERCREDI 6 MAI 2026

la population de Gaza diminue de 10 % en raison du génocide commis par Israël

Friday, 11 July 2025 8:33 AM  [ Last Update: Friday, 11 July 2025 8:33 AM ]
 
 
Des Palestiniennes sont assises près des corps de leurs proches tués lors d'une frappe de l'armée israélienne sur Khan Younès, dans le sud de Gaza. ©AP

La population de la bande de Gaza a diminué de 10 % en raison de la guerre génocidaire que le régime israélien mène actuellement contre le territoire palestinien, selon de nouvelles données publiées, ce jeudi 10 juillet, par le Bureau central palestinien des statistiques.

Dans un communiqué, le Bureau a averti que « la Palestine, et plus particulièrement la bande de Gaza, subit une catastrophe humanitaire et démographique sans précédent en raison de l'agression israélienne en cours depuis octobre 2023 ».

Selon le rapport, plus de 57 000 Palestiniens ont été tués lors d'attaques israéliennes, dont 18 000 enfants et 12 000 femmes. Ce chiffre représente 2,4 % de la population totale du territoire avant la guerre.

Par ailleurs, près de 100 000 Palestiniens ont quitté la bande de Gaza depuis le déclenchement de la guerre. L'impact combiné des décès et des déplacements a radicalement modifié le paysage démographique.

Ciblage des enfants et des jeunes modifie la pyramide des âges

La population de Gaza s'élevait à 2 226 544 habitants en 2023. Néanmoins, les estimations démographiques indiquent désormais une forte baisse. « Le nombre de la population a diminué à environ 2 129 724 habitants, soit une baisse de 6 % par rapport aux projections de mi-2024 », a déclaré le bureau. Il a également noté que le nombre de la population est passé à 2 114 301 habitants, soit une baisse de 10 % par rapport aux projections de mi-2025.

Le rapport a également souligné une profonde évolution démographique dans la région. « Un changement fondamental » dans la structure de la population est en cours, avec une distorsion visible de la pyramide des âges « en raison du ciblage délibéré des groupes d'âge plus jeunes par l'armée israélienne, en particulier les enfants et les jeunes ».

Conséquences à long terme de l'impact de la guerre dans la bande de Gaza

Le Bureau central palestinien des statistiques a tiré la sonnette d’alarme sur les conséquences démographiques à long terme du changement de la population.

Les statistiques reflètent également une refonte de la structure sociale, en particulier parmi les jeunes, due à l'agression israélienne sans répit contre Gaza.

Les experts avertissent que ces changements pourraient avoir des conséquences durables sur le tissu économique, social et politique de la société palestinienne dans la bande de Gaza.

https://french.presstv.ir/Detail/2025/07/11/750990/G%C3%A9nocide-%C3%A0-Gaza---la-population-a-diminu%C3%A9-de-10--

Samedi 2 mai 2026

Communiqué - 133ème semaine de mobilisation

 

Bonjour à toutes et à tous, merci pour votre présence en cette 133ème semaine de mobilisation du collectif solidarité Palestine 37 

Gaza, 938ème jours du génocide de la population gazaouie par l’État d’Israël.

Ce 1er mai 2026 est profondément marqué par la guerre déclarée par Trump et Netanyahou aux peuples du Moyen-Orient. En toute impunité, les États-Unis et Israël étendent leurs crimes de guerre, crimes contre l’humanité, crime de génocide.

En ce 1er mai 2026, nous tenons à marquer notre solidarité avec les peuples du monde entier et, bien sûr, avec le peuple palestinien et les travailleurs et travailleuses de Palestine.

En ce 1er mai, journée de lutte et de solidarité internationale, nous affirmons notre soutien indéfectible au peuple palestinien, écrasé par l’occupation, la colonisation et l’apartheid mis en place par Israël. Les travailleurs et travailleuses palestinien·nes subissent une répression constante. Nous exigeons avec d'autres organisations la fin des crimes, des sanctions contre Israël et le respect du droit international.

À Gaza, le génocide est toujours en cours. Un génocide insidieux, sournois et continu. Et pendant que certains parlent de “retour à la normale”, la réalité, elle, reste brutale : rien n’est normal quand vivre devient une vigilance constante face à la mort qui rôde, quand l’existence se résume à survivre, à rester debout, chaque jour, malgré les agressions continues de l’armée israélienne, malgré le blocus imposé à Gaza qui restreint l’approvisionnement en nourriture, en eau et en médicaments à un niveau très en deçà des besoins de la population gazaouie pour survivre et se soigner. 

En Cisjordanie occupée, la vie quotidienne des Palestiniens est broyée par la violence systématique et les raids incessants des colons, par les démolitions arbitraires, les confiscations des terres palestiniennes et l’impossibilité de se déplacer librement. Une réalité oppressante, faite d’insécurité permanente et d’expulsions forcées sous le regard indifférent des puissances internationales : leur silence et leur inaction font d’eux les complices de ces crimes odieux. 

Dans un contexte d’occupation où Israël exerce un contrôle total sur les territoires, et un droit de vie et de mort sur la population palestinienne, la barbarie continue. En Cisjordanie, vols des terres palestiniennes par les colons, violences sur les habitants, emprisonnements massifs et arbitraires. A Gaza, le blocus et la famine qui en résulte perpétue l’épuration ethnique déjà entreprise par la destruction systématique de toutes les ressources indispensables à une vie normale des gazaouies : terres agricoles, hôpitaux, écoles, habitations, infrastructures d’eau, d ‘électricité et de transport. La réalité sur le terrain est celle d’une mort lente de la population gazaouie, une mort silencieuse et non médiatisée, une mort sciemment organisée par les criminels israéliens. C’est dans cette situation que l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas organise une élection, une mascarade sous domination et contraintes. 

Dans la nuit du 29 avril, Israël a attaqué une flottille humanitaire dans les eaux internationales, au large de la Crète.

Des militant·es pacifistes, désarmé·es, ont été intercepté·es, leurs bateaux sabotés, leurs communications coupées. Plusieurs équipages ont été frappés, traînés sur le pont, les mains liées dans le dos. Ils ont subi les brutalités des agresseurs : nez cassé et côtes fracassées sous les coups sanglants des criminels sous uniforme israélien. Des coups de feu ont même été tirés sur eux. Voilà le vrai visage d’Israël. 

L’impunité dont bénéficie Israël au niveau international lui permet de commettre des crimes graves sans aucune sanction. Pendant que le président Macron feint de s’en offusquer en multipliant les condamnations de façade, il continue en réalité de soutenir, par des livraisons militaires, cet État voyou. 

Nous refusons cette complicité. Nous vous appelons à faire pression sur les autorités françaises, en particulier le ministère des Affaires étrangères, pour affirmer notre solidarité avec les flottilles, exiger la libération immédiate des personnes arrêtées et le respect par Israël du droit à naviguer librement, sans entrave, dans les eaux internationales. La solidarité internationale que cette flottille représente devrait honorer les citoyens de l'Union Européenne. Au lieu de quoi, L’Union européenne, qui manifeste une complicité honteuse envers Israël en refusant toute sanction envers cet État criminel, nous fait honte ! En ne portant pas secours aux matelots de la flottille, en ne protégeant pas des ressortissants européens de l’agression d'Israël dans les eaux internationales, L’Union européenne expose non seulement aux citoyens européens, mais aussi aux populations du monde entier, sa lâcheté, voire pire, sa complicité. 

Carrefour renforce son implantation dans les colonies israéliennes. 

Malgré ses dénégations, le groupe Carrefour continue de renforcer sa présence dans les colonies israéliennes. En s’implantant directement ou via des partenariats dans des territoires occupés, l’enseigne participe à un système illégal dénoncé par de nombreuses organisations. Face à cette complicité avec la colonisation, une seule réponse : amplifier la mobilisation pour le boycott du groupe Carrefour, afin de le contraindre à mettre un terme à ces pratiques contraires au droit international.

Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre l’État d’Israël

Justice pour Gaza 

Justice pour la Palestine 

Justice pour le peuple Kanak 

Justice pour tous les peuples opprimés 

Palestine Vivra 

Palestine Vaincra

 

Gaza : MSF dénonce la privation systématique et délibérée d'eau qu'Israël continue d'infliger aux Palestiniens

Les autorités israéliennes ont également entravé l’entrée de matériel essentiel lié à l’eau et à l’assainissement dans la bande de Gaza. Depuis octobre 2023, l’approvisionnement en électricité, en carburant et en équipements comme les générateurs, leurs pièces de rechange et l’huile moteur — indispensables au traitement et à la distribution de l’eau — a été coupé ou fortement restreint. Un tiers des demandes de MSF pour faire entrer du matériel essentiel ont été refusées ou sont restées sans réponse. Ces équipements incluent des unités de dessalement, des pompes, du chlore et d’autres produits de traitement de l’eau, des réservoirs, des répulsifs anti-insectes et des latrines. De nombreux articles pourtant initialement approuvés ont ensuite été bloqués à la frontière. 

« Nous avons besoin d’eau », déclare Ali, un Palestinien déplacé vivant dans un camp à Deir Al-Balah. « Cela n’a aucun sens. C’est comme si nous demandions au monde le strict nécessaire pour vivre. » 

MSF est le deuxième principal producteur d’eau potable dans la bande de Gaza, après les autorités locales. En mars 2026, malgré des conditions extrêmement contraintes, MSF produisait ou distribuait plus de 5,3 millions de litres d’eau par jour, soit l’équivalent des besoins minimums de plus de 407 000 personnes — environ un habitant sur cinq de la bande de Gaza. 

Au cours du mois de mars, MSF a distribué plus de 100 millions de litres d’eau, soit l’équivalent de 1 507 kilomètres de jerricans de 20 litres alignés — une distance comparable à celle entre Riyad et Amman, ou entre Londres et Rome. 

https://www.msf.fr/communiques-presse/gaza-msf-denonce-la-privation-systematique-et-deliberee-d-eau-qu-israel-continue-d-infliger-aux-palestiniens

 

La suspension de l’Accord d’Association entre l’Union européenne et Israël, c’est maintenant

Ce mardi 21 avril, le Conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne se réunit dans un contexte où l’impunité dont bénéficie l’État d’Israël perdure alors qu’il poursuit ses crimes : le génocide est toujours en cours à Gaza, les colons et l’armée d’occupation sèment la terreur en Cisjordanie, et pour couronner le tout, l’abominable loi d’apartheid sur la peine de mort applicable aux seuls Palestiniens. Au mépris des décisions et avis de la Cour internationale de Justice, au mépris de la résolution de l’ONU de septembre 2024, l’occupation israélienne continue de s’aggraver et la colonisation de s’accélérer. Elles asphyxient et détruisent la société palestinienne.

Inspirateur et acteur de la guerre contre l’Iran, déclenchée au mépris du droit international et qui plonge le monde dans une crise d’une extrême gravité, Israël continue de bombarder le Liban et d’y provoquer des déplacements massifs de la population au risque du démantèlement de la société libanaise et d’une catastrophe humaine sans précédent.

Ceci intervient alors que plus d’un million de citoyens et citoyennes européen·nes ont signé l’initiative citoyenne européenne (ICE) réclamant la suspension de l’Accord d’Association entre l’UE et Israël.

Cet accord, entré en vigueur en 2002, fait d’Israël un partenaire privilégié de l’UE. Il est conditionné au respect, entre autres, des droits humains. Il n’aurait jamais dû entrer en vigueur ou aurait dû être suspendu dès le premier jour.

Après plus de 18 mois de génocide à Gaza, il a fallu attendre le Conseil des affaires étrangères du 20 mai 2025 pour que soit enfin lancé l’examen formel de l’accord d’association. Quatre mois plus tard, la Commission européenne proposait la suspension partielle de l’accord au Conseil de l’UE. Celle-ci n’a pas encore été adoptée. Plus de sept mois après, l’UE n’a toujours pris aucune décision. Les mesures qui ont été annoncées par la présidente de la Commission européenne en septembre 2025 seraient toujours sur la table.

Le 15 avril, plus de 350 anciens ministres, ambassadeurs et hauts fonctionnaires de l’UE, parmi lesquels Josep Borrell, ancien Président du Parlement européen, ont signé une lettre en demandant la 

 

suspension de cet Accord d’Association. L’Espagne, l’Irlande et la Slovénie en demandent de nouveau la suspension.

Le changement politique en Hongrie, l’évolution des positions de l’Italie, l’exaspération contre l’état de guerre sans fin provoqué par Israël, l’indignation après la loi sur la peine de mort, vont peut-être enfin amener à la mise en œuvre de sanctions fortes contre Israël, dont la suspension de l’Accord d’Association, ou a minima de son volet commercial demandé par la Commission européenne – ce qui n’exige que la majorité qualifiée pour être adoptée par le Conseil. Au-delà des pressions indispensables sur l’État d’Israël, c’est le droit international lui-même qui est en jeu.

Le succès très rapide de l’ICE demandant la suspension de l’Accord d’Association est le signe que l’opinion publique européenne est de plus en plus consciente de la gravité de la situation créée par des décennies d’impunité totale accordée à l’État d’Israël. Plus du tiers des signataires de l’ICE sont des citoyens et citoyennes français·es.

L’Association France Palestine Solidarité s’est adressée au Ministère des Affaires étrangères pour lui demander d’agir afin que des sanctions fortes soient enfin prononcées contre Israël. La suspension de l’Accord d’Association serait un premier pas élémentaire pour marquer enfin ses distances avec l’État génocidaire.

Jean-Noël Barrot a rappelé récemment que la France avait soutenu les propositions de la Commission européenne, et averti que «  si la situation n’évolue pas, elle garde cette carte en main » ; par contre, il ne se prononce pas sur la position qu’il va défendre lors du Conseil des Affaires étrangères ce mardi 21 avril. Non seulement la situation n’a pas évolué, mais elle ne fait qu’empirer. La garantie d’une impunité permanente laisse entendre à Israël que tout lui est permis : il en use et en abuse. Il est temps, plus que temps, que l’Europe tout comme la France mettent leurs actes en adéquation avec les valeurs qu’elles prétendent défendre.

Le Bureau National de l’AFPS,
le 20 avril 2026

https://www.france-palestine.org/La-suspension-de-l-Accord-d-Association-entre-l-Union-europeenne-et-Israel-c

 

SAMEDI 4 AVRIL 2026  

 

129ème semaine de mobilisation du collectif solidarité Palestine 37

Gaza, 910èmè jours de Génocide



Gaza n’est pas seulement détruite. Elle est rendue invivable.



En quelques mois, des dizaines de milliers de tonnes d’explosifs ont anéanti les terres, l’eau, les cultures, les animaux. Aujourd’hui, presque tout ce qui permettait de vivre a disparu. L’eau est rare, polluée, parfois mortelle. Les sols sont empoisonnés. La mer elle-même devient toxique.

Ce n’est pas un “dommage collatéral”. C’est une stratégie : détruire les infrastructures, contaminer l’environnement, empêcher toute reconstruction, pour que rester devienne impossible.

Les conséquences sont immédiates et durables : maladies, famine, enfants malades, populations privées du minimum vital. Et même si les bombes s’arrêtaient demain, les écosystèmes sont si profondément touchés que la vie restera compromise pendant des années.

C’est cela qu’on appelle un écocide : la destruction organisée du vivant, au point d’effacer la possibilité même d’habiter une terre.



Cisjordanie, pogrom, épuration ethnique et une colonisations de remplacement active dans les territoires occupés.

Jeudi, la création de cinq nouveaux avant-postes en Cisjordanie, dont quatre dans la zone A, a entraîné une escalade de violence contre les Palestiniens. Selon le Croissant-Rouge palestinien, un Palestinien de Jérusalem-Est a été tué et 14 autres blessés lors de plusieurs attaques de colons. Des incidents à Tayasir et Khirbet Einun ont impliqué des colons armés et parfois vêtus d’uniformes militaires, des raids dans les villages, et la reconstruction d’avant-postes illégaux après leur évacuation par l’armée israélienne. L’ONG Kerem Navot dénonce ces implantations comme « sans précédent » et révélatrices d’un manque de contrôle de l’État israélien sur ses colons et les forces de sécurité.

L'occupant israélien, après avoir fermé et interdit l'entrée de la mosquée al Aqsa pendant le ramadan, interdit l’Église du Saint-Sépulcre au chrétiens pour le dimanche des Rameaux

«Israël cherche à exploiter la guerre, pour imposer de nouvelles réalités et de nouveaux faits à Jérusalem », déclare l’archevêque grec orthodoxe Attalah Hanna. «C’est une attaque contre Jérusalem, son identité, son histoire et son patrimoine en tant que lieux saints chrétiens et musulmans.»



Contre la mise à mort des prisonniers Palestiniens

À la Knesset, un cri sinistre résonne : « Viva la muerte ! » (vive la mort) le cri de ralliement franquiste. Une loi qui légalise la peine de mort par pendaison, Elle vise exclusivement les Palestiniens.

Dans un système déjà d'apartheid , un cap brutal est franchi : celui d’un pouvoir qui ne se contente plus d’opprimer, mais revendique le droit de tuer. C’est une violence assumée qui s’institutionnalise en machine à tuer. Cette sinistre loi d'apartheid à été célébrée en sabrant le champagne. Ben Gvir à sans doute eu une pensée pour ses admirateurs qui ont instauré l'apartheid en Afrique du Sud

Cette proposition de loi est contraire au droit international, notamment par sa rétroactivité, par la réduction du seuil requis (simple majorité), par la suppression de possibilité de recours, de grâce ou d’allègement de peine. Elle viole également les normes du droit applicables aux résidents d’un territoire occupé.

Cette loi discriminatoire, d’apartheid, s’inscrit dans le génocide en cours. Le dernier rapport de Francesca Albanese conclut que le recours systématique à la torture, combiné à la campagne plus large de destruction infligée aux Palestiniens, constitue une composante intégrante du génocide en cours, infligeant de graves préjudices physiques et psychologiques aux Palestiniens en tant que groupe.

Et que Fait la France? Rien. Quelques condamnations froides et creuses pendant que la machine à tuer continue son œuvre. C’est clair : les pouvoirs occidentaux soutiennent inconditionnellement un État qui mène une politique génocidaire et utilisent l’accusation d’« antisémitisme » comme arme politique contre toute opposition ou critique

Pire, le gouvernement français s'attaque à ceux qui dénoncent les crimes de l’État génocidaire et soutiennent le peuple palestinien, par l'accusation d'apologie du terrorisme et d’antisémitisme.

Il veut faire taire celles et ceux qui documentent la réalité, c'est ce que prévoit la loi dite «Yadan» de la député pro israélienne du même nom. Déjà de nombreux militant sont poursuivis, mis en garde à vue comme Rima Hassan ces derniers jours, sans oublier Olivia Zemor présidente d'Euro Palestine lourdement condamnée pour Apologie de terrorisme.

Rappelons leur que critiquer la politique de l’État d’Israël, n’est pas de l’antisémitisme : critiquer la politique de n’importe quel État est un droit fondamental.



Non à la loi Yadan

Et nous vous invitions à signer massivement la pétition en ligne sur cette loi scélérate que nous avons dénoncé à plusieurs reprises.

Alors que le gouvernement français, sous la présidence d’Emmanuel Macron, n’a cessé de nier toute implication dans la fourniture d’armements ou de composants à destination d’Israël, les faits et les dénonciations s’accumulent. Et voilà que le gouvernement israélien annonce rompre ses commandes d’armement avec la France — une déclaration qui agit comme un aveu brutal, une humiliation publique infligée à un pouvoir pris en contradiction avec ses propres discours.

Pendant ce temps, la solidarité populaire, elle, ne ment pas. À Marseille, les dockers avec la CGT ont refusé de charger des conteneurs à destination d’Israël. Des travailleurs de l'aéroport Charles de Gaulle avec le syndicat Sud aérien ont pris la même position en refusant d’embarquer du matériel. Ce mouvement de conscience et de résistance dépasse les frontières : en Espagne, en Italie, en Grèce, des travailleurs se lèvent pour dire non à la complicité.

Car il ne s’agit pas d’un conflit lointain et abstrait. Au Liban, les bombardements se multiplient, provoquant le déplacement forcé de centaines de milliers de civils. L’armée israélienne a même franchi un seuil supplémentaire en visant des soldats de la FINUL, dont des militaires français, mettant en joue un général. Une escalade grave, une nouvelle atteinte, une nouvelle humiliation.

Dans ce contexte, une question lourde se pose : des milliers de binationaux franco-israéliens participent aux opérations militaires. Il est légitime de s’interroger sur les implications, y compris du point de vue de la responsabilité politique et morale de la France.

Face à cela, une évidence s’impose : ce sont les peuples, les travailleurs, les citoyens qui portent aujourd’hui la dignité et la solidarité, là où les gouvernements se murent dans le déni. Refuser de participer, refuser de charger, refuser de se taire — c’est là que commence la résistance.

Non à la guerre impérialiste déclenchée par Donald Trump et Benyamin Netanyahou contre l’Iran. En 5 semaines plus de 30 000 bombes et missiles ont déjà été déversés sur l’Iran Selon les états-majors israélien et étasunien. Les pertes civiles ne cessent d’augmenter : écoles, hôpitaux, universités et zones résidentielles sont visés. Les infrastructures industrielles — raffineries, sidérurgie, cimenteries — sont également frappées, causant de nombreuses mortes parmi les travailleur-e-s. L’objectif est d’affaiblir durablement les capacités productives de l’Iran et de le transformer en un État incapable de peser régionalement, au prix d’un effondrement social durable. Trump veux ramener l'Iran a l'age de pierre et asseoir la suprématie d’Israël dans toute la région et mettent la main sur les ressources de ses pays au détriment des peuples. Les monarchistes Iraniens qui applaudissent cette intervention impérialiste dévastatrice, les peuples d’Iran qui la subissent s’en souviendront. Soutient au peuples d’Iran et du Liban !



Départ de la nouvelle flottille depuis Marseille

Malgré la répression en mer et le silence médiatique sur le génocide palestinien, des militants.es de la Flottille navigueront une fois de plus pour briser le blocus israélien illégal sur la bande de Gaza.
Parmi ses participants, un de nos camarades du collectif Solidarité Palestine 37 et de solidaire étudiantes. Nous soutenons tous nos camarades qui participe
nt à cette flottille et leurs souhaitons bon vent et plein de courages et de déterminations



Prochains événements

- Le Mardi 7 Avril à 19h30 aura lieu une projection au CGR tours centre le film « From Gaza With Love» en présence du reporter et réalisateur Charles Villa, au tarif de 7€40

- Le départ de la Quinzaine culturelle de la Palestine 3ème édition du 18Avril au 15 Mai. Elle sera pour nous le moyen d’organiser une INTIFADA CULTURELLE : « Se soulever par la Culture » !



Boycott , Désinvestissement et Sanction contre l'état d’Israël

Justice pour Gaza

Justice pour la Palestine

Indépendance pour la Kanaky et Justice pour son peuple

Justice pour tout les peuples Opprimés

Palestine Vivra Palestine Vaincra

L'aggravation de la colonisation en Cisjordanie

Suivez nos communiqués sur l'aggravation de la colonisation de la Cisjordanie par Israël. Nous mettons en lumière les violations du droit international et les conséquences humanitaires de cette politique.

La politique impérialiste au Moyen-Orient

Le Collectif de Solidarité Palestine 37 analyse et dénonce la politique impérialiste menée de concert par Israël et les États-Unis au Moyen-Orient. Nos communiqués détaillent les enjeux géopolitiques et leurs impacts sur la région.

Consultez tous nos communiqués

Découvrez ci-dessous tous nos communiqués récents, classés par ordre chronologique. Certains d'entre eux sont mis en avant pour leur importance particulière. N'hésitez pas à les partager pour amplifier notre message.


Paris discute, Israël bombarde : stop aux illusions, place aux sanctions !

Communiqué d'Attac France 

 

La France et l’Arabie saoudite vont co-présider le 17 juin à l’ONU une Conférence internationale de haut niveau sur le règlement pacifique de la question de Palestine. Nous dénonçons une mascarade car le plan proposé par les deux pays n’est ni neutre, ni sincère.

La France prétend œuvrer à la paix, alors même qu’elle continue d’armer Israël, de criminaliser les soutiens à la Palestine sur son sol et de ne pas appliquer le droit international - ce qui supposerait notamment de mettre en place des sanctions contre l’État d’Israël et son gouvernement criminel.

 

 

La conférence organisée par Emmanuel Macron à Paris le 13 juin 2025 est présentée comme une « consultation de la société civile », en amont d’une conférence co-présidée avec l’Arabie saoudite à l’ONU, à New York, sur la paix en Palestine le 17.

Nous dénonçons une opération de façade et relayons la voix de la société civile palestinienne unie dans sa dénonciation de la faiblesse de cette initiative qui défend

un programme sans envergure en faveur de la solution à deux États, incapable de répondre aux réalités de la fragmentation, du siège et du génocide sous un régime de colonialisme de peuplement [...] Pendant des décennies, les approches internationales ont occulté les asymétries de pouvoir, mis sur un pied d’égalité colonisateurs et colonisés, et canalisé les ressources diplomatiques et économiques vers des processus et des approches qui protègent Israël de toute responsabilité.

Il est urgent d’imposer des sanctions afin de débloquer la situation. Cela fait 20 ans que le mouvement de la société civile palestinienne « Boycott, Désinvestissement, Sanctions » indique le chemin à suivre pour une résolution pacifique.

Une conférence pour sauver les apparences

Lancée à l’initiative d’un gouvernement français qui refuse de qualifier de génocide la catastrophe en cours à Gaza, qui s’oppose à l’embargo militaire contre Israël et qui réprime les mobilisations en faveur des droits palestiniens, la conférence de Paris n’est pas un espace de dialogue réel. Elle est un écran de fumée.

La société civile palestinienne, en Palestine comme en exil, ne s’y est pas trompée. Elle dénonce une initiative conçue pour détourner l’attention du droit international et des responsabilités concrètes, notamment celle des États tiers comme la France. Plusieurs coalitions palestiniennes appellent à boycotter la conférence, estimant qu’elle sert à blanchir les crimes d’Israël sous couvert de diplomatie.

Alors que Gaza est ravagée par les bombardements, que sa population meurt de faim, que la Cisjordanie vit au rythme des incursions militaires, la France livre des pièces militaires, du carburant d’aviation et des technologies de surveillance à Israël.

En Cisjordanie, les colons ont un statut supérieur aux Palestiniennes et la colonisation s’intensifie, par le vol de terres et de ressources naturelles, la bétonisation, la destruction et l’expulsion de dizaines de milliers de personnes, avec des descentes armées de colons et de soldats israéliens dans des villages palestiniens que les habitantes ont dû fuir.

Malgré cela, malgré plus de 10 000 prisonnieres palestiniens dont plus de 3 500 « prisonniers administratifs » - c’est-à-dire détenus par Israël en dehors de toute procédure légale transparente, la France maintient ses liens avec les institutions israéliennes. Institutions qui aujourd’hui promeuvent on ne peut plus clairement cette politique ouverte d’ expansion, colonisation, nettoyage ethnique et génocide. 

Un État ne suffit pas : ce qu’il faut, c’est la fin de l’impunité

Cette initiative « pour la paix » voulue par Macron vise plus à redorer l’image de la France qu’à être réellement utile au peuple palestinien et à une paix juste et durable. Se contenter de réclamer un État palestinien est une mascarade. Certes, le gouvernement israélien actuel est violemment contre. Mais cela ne suffit pas à en faire un but utile.

Un État palestinien viable ne peut pas exister ni protéger ses citoyen.nes s’il ne dispose de la souveraineté réelle que sur 18% du territoire, (Zone A), sans compter que l’Autorité Palestinienne est depuis des dizaines d’années sous contrôle financier d’Israël, et qu’elle a collaboré sur le plan sécuritaire avec Israël. 

La société civile palestinienne appelle plutôt à

soutenir les efforts palestiniens visant à reconstruire un leadership palestinien unifié et démocratique, représentant le peuple palestinien en Palestine et en exil, en mettant fin à la délégitimation des partis politiques palestiniens et en favorisant la réconciliation nationale sans conditions imposées ; y compris en faisant pression sur Israël pour qu’il libère tous les prisonniers politiques palestiniens.

Outre un embargo militaire, incluant la suspension des licences d’exportations, la fermeture des ports au transport d’armes vers Israël, l’arrêt de l’achat de matériel israélien, l’exclusion d’Israël des salons militaires comme le Bourget, la France aurait déjà dû prendre une grande quantité de sanctions diplomatiques, économiques et financières pour s’aligner sur le droit international :

- Avec des justifications hypocrites, la France a accordé une immunité indue aux responsables israéliens visés par un mandat d’arrêt de la Cour Pénale Internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, comme en témoigne l’autorisation du survol du territoire français en avril 2025 pour Benyamin Netanyahou. A contrario, le Royaume-Uni, aux côtés de l’Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande et de la Norvège vient a minima d’appliquer des sanctions (interdiction du territoire et gel des avoirs) contre deux des ministres israéliens les plus virulents. Alors que des sanctions diplomatiques, commerciales et financières ont été appliquées rapidement contre la Russie, on attend toujours le moindre mouvement contre l’État Israélien et ses responsables.

- Alors qu’une date butoir de septembre 2025 a été fixée l’année dernière par l’Assemblée générale de l’ONU, dans une résolution votée par la France, pour qu’Israël mette fin sans délai à sa présence illicite dans le Territoire palestinien occupé, la France n’a toujours pas demandé aux acteurs privés et publics français de se mettre en conformité, ni n’a fait pression au sein de l’Union européenne. Il s’agit notamment :

  • d’enjoindre aux acteurs économiques, financiers, d’empêcher toute activité et investissement, toute relations économique ou commerciale avec Israël qui seraient de nature à renforcer sa présence illicite dans le territoire palestinien occupé ; c’est en vertu de cette application du droit international qu’Attac avec AFPS et BDS France a lancé la campagne "banques complices".
    Plusieurs institutions financières importantes dans le monde ont déjà désinvesti de banques israéliennes (qui financent la colonisation) ou d’autres acteurs économiques impliqués dans l’économie militaire ou la colonisation israélienne, la France est en retard sur ce point. Une autre campagne en cours sur ce point est celle de la rupture de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël : la France a soutenu une révision de cet accord, mais n’a pas fermement proposé de le suspendre (toujours le « en même temps » et les mesures dilatoires) ;
  • d’interdire l’importation de tout produit issus des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée ;
  • d’interdire toute exportation d’armes ou de matériels connexes en direction d’Israël ;
  • d’enjoindre aux colons franco-israéliens de quitter leur résidence dans les colonies ;
  • de prendre des mesures contre les militaires franco-israéliens qui interviennent dans le territoire palestinien occupé.

Les questions de députées demandant au gouvernement pourquoi la France n’a toujours pris, depuis septembre 2024, aucune mesure de sanction ou de directive envers les secteurs publics et privés, n’ont toujours reçu aucune réponse ; qu’il s’agisse de questions sur la résolution votée par la France à l’ONU l’année dernière (1, 2 ou 3) ou sur la participation d’Israël aux ventes d’armement permises par le Salon du Bourget. Cette dernière est autorisée malgré un recours à la justice par des associations dont Attac, car il s’agit d’une décision qui ne peut être prise que par le gouvernement français, selon la justice.

Pour le moment, il n’y a que quelques États, autour de l’Afrique du Sud, qui ont annoncé mettre en œuvre des mesures concrètes contre l’approvisionnement en armement de l’armée israélienne, en indiquant leur adhésion au groupe de la Haye. Sans l’intervention déterminée et solidaire des dockers Marseille de la CGT qui ont bloqué des cargaisons de matériels militaires - révélée notamment par l’enquête de Disclose - la complicité de la France serait donc encore plus grave.

Un gouvernement français qui réprime la solidarité

Par ailleurs, la France ne devrait pas pouvoir se dire « médiatrice » alors qu’elle alimente la guerre et musèle les voix qui dénoncent cette complicité. Surtout qu’une « médiation » n’est plus à l’ordre du jour, c’est l’heure des sanctions. Quand le gouvernement israélien respectera le droit international et les droits des Palestinien.nes, il sera temps de négocier.

Depuis octobre 2023, le gouvernement français mène une véritable campagne de répression contre les mouvements de soutien au peuple palestinien. Manifestations interdites par dizaines, interpellations massives, dissolutions arbitraires d’associations comme Urgence Palestine ou Collectif Palestine Vaincra, campagnes de surveillance et de censure dans les universités : tout est mis en œuvre pour faire taire la solidarité.

Des étudiantes sont évacuées manu militari des campus. Des militantes, des élues, des enseignantes, sont poursuivies pour leur simple engagement. L’ombre de l’« apologie du terrorisme » plane sur toute prise de parole critique. La justice est instrumentalisée, les préfets appliquent des consignes de bâillonnement, et les médias dominants relaient la rhétorique de l’ennemi intérieur.

Le procureur de la Cour pénale internationale a demandé des mandats d’arrêt contre Benjamin Netanyahou, Premier ministre d’Israël, et Yoav Gallant, son ministre de la Défense, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Et pourtant, c’est une flottille humanitaire pour la paix, qui n’a rien commis d’illégal, que les élues du parti présidentiel et de la droite critiquent. Netanyahou, lui, est accueilli les bras ouverts dans l’Union européenne, notamment par Viktor Orbán, sans que personne ne s’en indigne. 

La France se prétend garante du droit et de la paix, tout en instaurant un climat de peur pour celles et ceux qui défendent les droits humains. Est-ce cela, « consulter la société civile » ? Faire taire la solidarité ici, pendant que l’on prétend tendre la main là-bas ? Cette hypocrisie doit cesser. On ne peut pas criminaliser la solidarité ici, et prétendre soutenir la paix là-bas.

Nous refusons cette mascarade

Nous appelons nos concitoyennes, les journalistes, les responsables associatifs et les élues à ne pas se rendre complices d’une conférence illégitime, et à écouter la parole des premieres concernées : les Palestiniennes.

Leur demande est claire, constante, fondée sur le droit : mettre fin au génocide et à l’occupation, démanteler le régime colonial et d’apartheid, et garantir les droits des Palestiniennes— à la restitution des terres, bien immobiliers et avoirs ; le droit au retour des Palestiniennes déplacées durant l’occupation ; la réparation du préjudice ; la cessation de toute entrave au droit à l’autodétermination.

Ce n’est pas une « paix » imposée par ceux qui vendent les armes et ferment les frontières qu’il faut construire. C’est une paix juste, qui commence par la fin de l’impunité d’un état coupable de crimes de guerre et contre l’humanité, et de ses complices.

Nos exigences sont celles de la société civile palestinienne

Nous résumons ici en précisant ce qui s’applique particulièrement pour le cas français. Envers le gouvernement français, il s’agit de demander :

  • Prendre des sanctions concrètes contre l’État d’Israël et ses dirigeants pour leurs crimes ;
  • Mettre fin de la coopération militaire, commerciale, économique et diplomatique complice entre la France et Israël, et notamment un embargo militaire dans les deux sens, qui peut inclure le fait de rejoindre le groupe de la Haye, et doit inclure l’exclusion des entreprises israéliennes des salons de vente d’armement en France ainsi que le refus de laisser transiter du matériel militaire et à double usage, du carburant ou des marchandises soutenant l’occupation, le génocide, l’apartheid ou les colonies illégales d’Israël ;
  • Cesser tout financement public aux institutions et entreprises israéliennes ou autres impliquées dans l’occupation et le business du génocide y compris via des programmes de recherche ou d’échange universitaire français ;
  • Adopter une législation nationale empêchant les entreprises relevant de la juridiction française d’investir dans l’occupation illégale par Israël ou son maintien – notamment par le fait de poursuivre des opérations, d’entretenir des relations commerciales et de participer au projet de colonisation ; et obligeant les entreprises, organisations et institutions financières relevant de leur juridiction se défassent de tout actif détenu par des entreprises et sociétés israéliennes et des sociétés complices impliquées dans des crimes de droit international ;
  • Rompre l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël ;
  • Enquêter et poursuivre leurs ressortissants impliqués dans des crimes contre les Palestiniens, y compris les citoyens binationaux enrôlés dans l’armée israélienne, et publier des directives décourageant l’enrôlement ;
  • Activer la compétence universelle pour poursuivre les auteurs de crimes de droit international contre les Palestiniens devant les tribunaux nationaux ;
  • Soutenir par tous les moyens possibles les instances internationales (CPI, CIJ) pour juger les responsables ;
  • Avoir une parole diplomatique qui reconnaisse réellement et efficacement le droit international : bien évidemment le devoir de prendre des mesures de prévention et répression d’un génocide ; et au-delà, le droit des Palestiniennes à l’autodétermination, retour, réparation ; exiger que l’Assemblée générale des Nations unies reconstitue le Comité spécial des Nations unies contre l’apartheid et le Centre des Nations unies contre l’apartheid, et qu’elle suspende l’adhésion d’Israël pour violation de ses conditions d’adhésion, notamment le non-respect de la résolution 194 – la situation étant aggravée par ses violations systématiques et ses attaques contre les principes et les institutions des Nations unies ; soutenir le mandat de la Commission internationale indépendante d’enquête sur les territoires palestiniens occupés et Israël, notamment en faisant pression sur Israël pour qu’il permette l’accès à la Palestine pour la conduite d’enquêtes indépendantes ;
  • Réhabiliter les mouvements de solidarité en France ;
  • Libérer George Ibrahim Abdallah.

Nous appelons à soutenir toutes les actions possibles de boycott, désinvestissement, sanctions, et initiatives diplomatiques sincères, et tous les moyens de lutte pacifiques, des manifestations à la grève et au blocus, pour faire pression sur notre gouvernement.

 

 

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