Communiqués
RASSEMBLEMENT DU SAMEDI 27 JUIN 2026
Bonjour a toutes et à tous, merci pour votre présence en cette 141 ème semaine de mobilisation du collectif solidarité Palestine 37
Gaza, 994ème jours de Génocide
Israël poursuit, encore et toujours, ses crimes à travers tout le Moyen-Orient. Cet État criminel impose par la force sa domination sur les peuples syrien, libanais et palestinien. Sa politique de destruction ne se limite plus aux territoires palestiniens : de Gaza à la Cisjordanie occupée, du Liban à la Syrie, les offensives militaires se multiplient et plongent des populations entières dans la peur, le deuil et la destruction.
Voilà plus de 2 ans et demi que Gaza subit un génocide : les bombardements et les destructions de tout ce qui peut rendre la vie possible ont rendu ce territoire invivable. Le siège qu’impose l’État criminel d’Israël organise méthodiquement un génocide ignoble : malnutrition, manque de soins, manque d’hygiène, manque de tout. Tout cela aurait pu être évité si Israël n’empêchait pas l’aide humanitaire d’entrer librement sur le territoire.
Israël veut accélérer son plan colonial de “départ volontaire” des Gazaoui·es. Netanyahou assume vouloir contrôler Gaza et y réinstaller des colonies israéliennes. Son principal obstacle n'est pas le projet lui-même, mais l'absence de pays prêts à accueillir les Gazaoui·es. Pendant ce temps, les appels au nettoyage ethnique se banalisent au plus haut niveau de cet État criminel. Expulser un peuple de sa terre n'est pas un « départ volontaire ». C'est un déplacement forcé , une déportation. Face à cette entreprise de dépossession, l'impunité ne peut plus être tolérée : qu’attend la France, qu’attend l’UE pour imposer des sanctions et cesser leur hypocrite complicité en maintenant leur coopération avec l’État génocidaire d’Israël ?
Un nouveau rapport de l’ONU démontre le ciblage délibéré des enfants de Gaza par Israël
Ce rapport conclut que le ciblage délibéré des enfants de Gaza par Israël s’inscrit dans une entreprise génocidaire, ce que dénoncent les ONG, les associations humanitaires et la Palestine depuis longtemps.
Depuis octobre 2023, les enfants palestiniens paient le prix le plus lourd de l'offensive israélienne. Dans un rapport accablant, la Commission d'enquête indépendante de l'ONU conclut qu'Israël a délibérément pris pour cible des enfants palestiniens, commettant ainsi un génocide, des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité à Gaza.
Même après le prétendu cessez-le-feu d'octobre 2025, les massacres se poursuivent : selon l'UNICEF, plus de 265 enfants ont été tués en huit mois, soit en moyenne un enfant assassiné chaque jour. Des centaines d'autres ont été grièvement blessés, tandis que les survivants grandissent dans la peur, les traumatismes et les déplacements forcés.
L'ONU dénonce également la destruction d'écoles et d'orphelinats en Cisjordanie occupée, privant toute une génération de son droit à l'éducation, à la protection et à un avenir digne.
À cette violence s'ajoute ce que de nombreux experts qualifient de « génocide reproductif ». La natalité à Gaza s'est effondrée de près de 67 %. Cet effondrement est la conséquence des bombardements, de la malnutrition, du manque de soins, de médicaments et d'eau potable. Les fausses couches et les avortements liés aux conditions de guerre explosent, tandis que les femmes enceintes sont abandonnées sans assistance médicale.
En s'attaquant aux enfants, aux femmes et aux conditions mêmes de la vie, Israël ne détruit pas seulement le présent de Gaza : il compromet l'avenir de tout un peuple. Face à ces crimes documentés, le silence et la complicité de la communauté internationale et notamment les Etat Unis et l'Union Européenne dont fait partie la France sont plus que jamais coupable.
L'histoire retiendra ceux qui ont bombardé, mais aussi ceux qui ont laissé faire ces crimes.
L’État israélien a armé les colons de milliers d’armes à feu
Après le 7 octobre, l'État israélien n'a pas seulement intensifié la guerre à Gaza : il a aussi armé massivement les colons en Cisjordanie. Des milliers de fusils ont été distribués et des milliers de colons, y compris parmi les plus extrémistes, ont été intégrés à des unités de défense. Il en résulte une explosion des violences contre les Palestiniens, menée avec la protection ou la complicité de l'armée et cela dans une impunité totale.
Incendies de maisons, attaques meurtrières, expulsions de villages, vols de terres : la violence des colons n'est plus celle de groupes isolés, mais le prolongement d'une politique d'État. La frontière entre l'armée israélienne et les milices de colons s'efface chaque jour davantage.
Portés par les ministres d'extrême droite du gouvernement de Benjamin Netanyahou, ces colons poursuivent un projet assumé : accélérer la colonisation, chasser les Palestiniens de leurs terres et imposer leur vision d'un « Grand Israël ». Ce qui nous est présenté comme des « débordements » est en réalité une stratégie organisée de dépossession et de terreur.
Armer les colons, c'est institutionnaliser la violence. Fermer les yeux sur leurs crimes, c'est en devenir complice. La colonisation n'apporte ni sécurité ni paix : elle nourrit la guerre, l'injustice, la domination et l'expulsion d'un peuple.
Intensification des expulsions dans le Naqab (Néguev)
Dans le Naqab (Néguev), Israël intensifie les expulsions des Palestiniens bédouins. Des centaines de familles sont contraintes de détruire elles-mêmes leurs maisons pour éviter de lourdes amendes et des interventions policières. Après avoir été déplacées une première fois il y a plus de 70 ans, ces familles vivent aujourd'hui un nouvel arrachement, sans solution de relogement. Pendant que leurs villages sont détruits, de nouvelles colonies et localités sont planifiées par le colonisateur israélien sur leurs terres. Des enfants perdent leur école, des familles dorment sous des tentes et des communautés entières sont dispersées. Forcer un peuple à démolir leurs propres foyers n'est pas une politique d'aménagement, c'est une stratégie de déplacement forcé. Une nouvelle Nakba se déroule sous nos yeux, dans un silence assourdissant.
Pendant ce temps, la France et l'Union européenne manifestent avec éclat leur complicité en maintenant en place des accords commerciaux avec l'État génocidaire. Pendant ce temps, ils continuent toujours avec les colonies israéliennes illégales.
En refusant de suspendre leurs échanges et de prendre des sanctions à la hauteur des violations et crimes commis, la France et l'Union européenne envoient le message que les intérêts économiques priment sur la protection des vies humaines et le respect du droit international. La Plateforme des ONG françaises pour la Palestine lance une initiative nationale pour interpeller les député-es et faire enfin interdire le commerce des produits issus des colonies israéliennes illégales en France. Face à l'inaction et la complicité des États impérialiste, la solidarité devient un devoir. Organisons-nous, mobilisons-nous et faisons de la solidarité un acte concret.
Boycott, désinvestissement, sanctions contre l’État d’Israël !
Justice pour Gaza, Justice pour la Palestine, Justice pour tout les peuples opprimés !
Palestine Vivra Palestine Vaincra
Lundi 22 Juin 2026
Lettre ouverte à l'organisation du festival Plein Champ et à la mairie du Mans
Madame, Monsieur,
Vous avez choisi de programmer Barbara Butch au festival Plein Champ, au Mans, le Samedi 4 Juillet. Cette artiste, que vous présentez comme "une militante de l'amour et de l'inclusion", fait partie des personnalités qui soutiennent activement la guerre coloniale et génocidaire opérée par l’État israélien contre les palestinien.ne.s.
Ci-dessous quelques faits en témoignant explicitement :
-
le 12 juin 2025, Barbara Butch joue de la musique au sein de la résidence de l'ambassadeur français à Tel-Aviv, dans le cadre du mois des fiertés LGBTQIA+. Une belle occasion de pinkwashing pour l’État israélien qui était encore et toujours en pleine colonisation et en plein génocide des palestinien.ne.s. D'autant plus que peu de temps avant, le 8 juin 2025, les militant.e.s de la Flotille de la liberté étaient kidnappé.e.s illégalement dans les eaux internationales par l'armée israélienne, qui les a ensuite torturé.e.s en prison (privations d'eau, de nourriture, de sommeil et d'accès à des sanitaires, musique forte, menace par armes...). Les derniers militants solidaires à être expulsés l'ont été le 16 juin 2025. Ce qui signifie que le 12 juin, ces militants pour la liberté se faisaient encore torturer par des militaires israélien.ne.s quand Barbara Butch, artiste "militante de l'amour", jouait à quelques kilomètres d'eux... Quelques heures après son DJ set, l’État israélien bombardait l’État iranien et ses habitant.e.s, déclenchant la guerre des 12 jours. Barbara Butch fut alors bloquée à Tel-Aviv et annula sa participation musicale à la Manifestation des fiertés LGBTQIA+ de Nantes, en prétendant être bloquée à Paris à cause d'un "imprévu personnel"...
Barbara Butch n'assumait alors pas encore sa complicité avec l’État colonial et génocidaire d'Israël, même si sur internet elle se désabonnait déjà d'artistes ou de personnalités ayant exprimé publiquement leur soutien aux palestinien.ne.s.
-
le 31 mars 2026, Barbara Butch affiche sa complicité avec l’État israélien en signant une tribune de soutien au projet liberticide de loi Yadan, aux côtés du romophobe Manuel Valls, du sioniste Yonathan Arfi et de l'islamophobe Boualem Sansal, entre autres. Ce projet de loi visait à instrumentaliser la judéophobie pour l'assimiler à l'anti-sionisme, afin d'interdire toute critique de l’État israélien et de criminaliser les soutiens aux palestinien.ne.s. Pour cela Barbara Butch a reçu des critiques. Au lieu de retirer sa signature, elle a choisi de balayer ces critiques en prétendant que la politique israélienne ne la concernerait pas, parce qu'elle est française et non israélienne. Elle avait pourtant fait un communiqué qui dénonçait la politique anti-LGBTQIA+ de l’État hongrois alors qu'elle n'est pas hongroise… Et le projet de loi Yadan qu'elle a soutenu concernait la politique israélienne, puisqu'il visait à la défendre... Par ses mensonges et ses confusions délibérées, Barbara Butch tente de masquer son sionisme tout en le réaffirmant.
Car Barbara Butch est une figure de la stratégie de pinkwashing de l’État israélien. En effet, ce dernier se prétend pro-LGBTQIA+ afin d'alimenter un discours raciste, en se présentant comme la seule démocratie de la région qui aurait pour mission de civiliser la barbarie. Ce statut autoproclamé le légitimerait à coloniser et génocider les palestinien.ne.s, et à faire la guerre aux libanais.e.s, aux syrien.ne.s et aux iranien.ne.s, alors que rien ne peut légitimer de tels actes.
L’État israélien ne peut en aucun cas prétendre défendre les droits et la vie des personnes LGBTQIA+ tout en interdisant le mariage homosexuel et alors que ses guerres tuent chaque jour des personnes LGBTQIA+. Programmer Barbara Butch le jour de la marche des fiertés LGBTQIA+ et la présenter comme "militante de l'amour et de l'inclusion", c'est soutenir la stratégie de pinkwashing d'un État qui tue, massacre, bombarde, affame, exclue et opprime.
Barbara Butch n'a donc pas sa place en tant qu'artiste ni au festival Plein Champ au Mans, ni au festival Cabaret Frappé à Grenoble, ni ailleurs. Beaucoup de chouettes artistes peuvent la remplacer et porter les valeurs que vous souhaitiez initialement mettre en avant. Nous vous invitons donc vivement à annuler l'invitation que vous lui faites. Sans quoi vous vous rendriez complices de la guerre coloniale et génocidaire de l’État israélien contre les palestinien.ne.s.
Vous entacheriez alors gravement l'image de cet évènement que vous aimeriez fête artistique et qui ne le serait plus.
Vous avez déjà reçu plusieurs contacts individuels à ce sujet, auxquels vous avez choisi de ne pas réagir. Si cette lettre ouverte inter-collective ne vous amène pas à annuler votre invitation à la sioniste Barbara Butch, nous dénoncerons plus encore votre complicité et nous saurons manifester notre opposition à sa venue de multiples manières. Notamment en manifestant avec pancartes, banderoles et slogans le Samedi 4 Juillet au festival Plein Champ au Mans.
Nous mettons en copie de ce mail des centaines de médias, d'organisations militantes, d'autres artistes invité.e.s et de partenaires commerciaux du festival Plein Champ. Pour les alerter et les inviter à prendre position publiquement. Comme une trentaine d'organisations l'ont déjà fait contre l'invitation de Barbara Butch au festival Cabaret Frappé à Grenoble (https://www.instagram.com/p/DZF0vXAl09o).
Ni fête, ni manifestation des fiertés LGBTQIA+ avec les sionistes ! Mettons fin au génocide des palestinien.ne.s, à l'occupation coloniale israélienne et aux complicités de ces horreurs ! Que vivent les luttes pour l'art populaire et les libertés palestiniennes et LGBTQIA+ !
Premièr.e.s signataires :
Collectif Déprogrammons Barbara Butch (deprogrammons-barbara-butch@riseup.net) ; ...
SAMEDI 6 JUIN 2026
Communiqué - 138ème semaine de mobilisation
Bonjour a toutes et à tous, merci pour votre présence en cette 138 ème semaine de mobilisation du collectif solidarité Palestine 37
Gaza, 973ème jours de Génocide !
Le régime sioniste ne cache plus ses objectifs. Annexer. Détruire. Déplacer. Coloniser. Malgré les appels au cessez-le-feu, Israël poursuit son offensive, étend son occupation du territoire libanais et multiplie les bombardements contre des zones civiles. Des milliers de morts, plus d’un million de déplacé·es. De Gaza au Liban, le projet colonial avance à visage découvert pendant que les gouvernements occidentaux se contentent de déclarations sans conséquence. Israël bénéficier d’une impunité totale tant au niveau international qu'au niveau Européen, tandis que les condamnations restent sans effet.
Depuis des mois, les peuples palestinien et libanais font face à une même réalité : celle d’un régime colonial qui cherche à imposer sa domination par la violence et la destruction.
Alors que Gaza est à bout de souffle, cette semaine encore, l’horreur s’est abattue sur les gazouis. À Khan Younès, des frappes israéliennes ont incendié un camp de réfugiés, piégeant des familles sous les flammes alors qu’elles dormaient. Quelques jours plus tard, à Gaza-Ville, où des immeubles résidentiels ont été bombardés, brulant des familles dans leur sommeil.
En Cisjordanie Occupée les Violences coloniales et la dépossession se poursuivent et s'accompagne de la destruction des terres et du patrimoine palestinien.
Les incursions de l’armée d’occupation sont quotidiennement. Raids, arrestations et violences militaires !
Parallèlement, les violences des colons se multiplient en toute impunité : agressions physiques, attaques de villages, destructions de cultures, incendies de maisons et actes de vandalisme rythment le quotidien des familles palestiniennes en Cisjordanie occupée.
Les puissances impérialiste occidental par leur silence et leur complicité active, ont une part de responsabilité écrasante dans ce projet d’effacement programmé du peuple palestinien par Israël
Face à ces massacres répétés, le silence n’est plus une option : la solidarité avec le peuple palestinien et le peuple Libanais est plus que jamais nécessaire.
L’État d’Israël est une fabrique de viols et de violences sexuelles
Alors que le lobby pro-israélien finance des colloques sur les violences de genre comme alibi aux guerres d’Israël, le gouvernement israélien utilise plus que jamais les violences sexuelles parmi les tortures infligées aux Palestiniens et aux Palestiniennes. Les témoignages des militants de la flottille ont confirmé ce que dénonçaient les Palestinien.nes depuis des années. La révélation que cinq soldats ayant frappé et abusé sexuellement des détenus palestiniens en 2024 n'a entraîné aucune sanction de la part de l’État d'Israël.
L’État encourage ses militaires dans la pratique de viols et de torture, leur garantissant l’impunité, voire les transformant en héros. L’État d’Israël est coutumier de ce type de renversement des valeurs. L’ex-procureure de l’armée a été arrêtée pour avoir divulgué la vidéo qui mettait en cause le viol par des soldats israéliens.
Dans la société israélienne elle-même, la mort suspecte, chez elle, de Shoshana Strook le 14 mars dernier – qui faisait suite à ses dénonciations de viol perpétré par ses parents et son frère montre que l’exploitation sexuelle s’impose, jusqu’au sommet de l’État. Depuis ses deux ans et demi, Shoshana était exploitée sexuellement notamment par sa mère, Orit Strook, membre du Parti national religieux et toujours ministre du gouvernement de Netanyahou. Malgré ses appels à l’aide, ce dénouement tragique est arrivé après que son père est revenu l’abuser avec l’un de ses amis au domicile où elle habitait seule.Tout ceci ne fait que rappeler le caractère éminemment patriarcal de l’État colonial israélien où la violence sexuelle et le viol sont omniprésents. Les Palestiniennes et Palestiniens subissent en première ligne et de manière décuplée les violences que la société militariste d’Israël impose à l’ensemble des populations.
Stop à l’impunité. Pour une lutte féministe et intersectionnelle, restons solidaires contre l’oppression patriarcale et coloniale, pour l’égalité des droits, quels que soient son genre et sa nationalité.
Eurosatory : pas de salon pour les marchands de mort !
Du 15 au 19 juin, alors que Gaza est dévastée et que les peuples palestinien et libanais continuent de subir massacres, occupation et apartheid, la France accueille à nouveau Eurosatory, l’un des plus grands salons de l’armement au monde. En ouvrant ses portes aux industriels israéliens, même sous l’étiquette trompeuse d’armes « défensives », elle offre une vitrine commerciale à des entreprises directement liées à la machine de guerre israélienne.
Pour les organisations BDS et Stop Arming Israel, la distinction entre armes offensives et défensives ne tient pas : toutes ces technologies participent au même système de domination, de répression et de destruction. Les équipements présentés sont développés et promus après avoir été utilisés sur les populations palestiniennes et libanaises.
Nous exigeons l’exclusion immédiate de toutes les entreprises israéliennes d’Eurosatory, la fin de toute coopération militaire et sécuritaire avec Israël, ainsi qu’un embargo total sur les armes. Aucune complaisance, aucun commerce avec ceux qui profitent de la guerre : pas de place pour les marchands de mort à Eurosatory ! Pas de commerce avec le génocide, pas de profits sur le sang des Palestinien·nes ! Solidarité, résistance et justice pour la Palestine !
Faux comptes, vraies menaces : l’ingérence israélienne révélée !
Les enquêtes qui révèlent des opérations de désinformation et d’influence liées à des intérêts israéliens montrent que la bataille ne se joue pas seulement en Palestine, mais aussi en France et en Europe. Quand la manipulation de l’information sert à protéger l’impunité d’un État accusé de colonisation, d’apartheid et de crimes de guerre, c’est la vérité elle-même qui devient une cible. Nous refusons que des campagnes occultes étouffent les voix solidaires du peuple palestinien. Plus que jamais, la mobilisation, la dénonciation et le boycott sont des outils légitimes pour défendre la justice, la liberté des peuples et le respect de leur légitime à l'autodétermination.
HISTORIQUE : La justice Suisse refuse de criminaliser la solidarité avec la Palestine !
À Genève, le tribunal vient de rendre une décision majeure qui fera date en Europe :
1️⃣ Il reconnaît qu’un génocide est en cours.
2️⃣ Il juge qu’aucun motif ne justifie de sanctionner des militants pacifiques.
3️⃣ Il rappelle que la liberté d’expression protège la désobéissance civile non violente et que réprimer ces mobilisations est incompatible avec la démocratie.
Une victoire cruciale : défendre les droits humains n’est pas un crime.
Alors que l’État d’Israël poursuit son génocide à Gaza, la colonisation de la Palestine et sème la mort partout autour de lui, du Liban à l’Iran, la seule réponse du gouvernement français est de museler par tous les moyens les voix qui s’élèvent contre cet État criminel. Manifestations de soutien aux palestinen·nes et conférences interdites, projet de loi Yadan visant à criminaliser la critique de l’entité sioniste en l’assimilant à de l’antisémitisme, arrestations arbitraires, procédures baillons et gel des avoirs bancaires des militant·es, tentative de dissolution d’Urgence Palestine : l’appareil politique impérialiste ne recule devant rien pour protéger ses amis fascistes et criminels de guerre.
Face à cette répression, une seule réponse s’impose : l’organisation, la solidarité et la mobilisation populaire.
Plus que jamais : solidarité et résistance !
Boycott , désinvestissement et sanction contre l’état d’Israël
Justice pour Gaza
Justice pour la Palestine
Justice pour le peuple Kanak
Justice pour tout les peuples opprimés
Palestine Vivra Palestine Vaincra
Communiqué du collectif lors de la Marche des Fiertés à TOURS, samedi 6 juin 2026
Bonjour à toutes et à tous,
Le Collectif de Solidarité Palestine 37 soutient pleinement la marche des fiertés de Tours ainsi que son cortège des luttes. Nous sommes solidaires des revendications pour l’égalité réelle entre tous et toutes ; ainsi que des luttes contre toutes les formes de discrimination, partout dans le monde.
Le poison de l’extrême-droite prend de nombreuses formes, mais sa logique est toujours la même : désigner des cibles à abattre. Au nom de la défense d’une identité fantasmée, les intolérants du monde entier inventent des ennemis sur lesquels déchaîner leur violence. Nous sommes solidaires de toutes les cibles de l’extrême-droite et nous combattons toutes les discriminations. Que l’on parle de LBGTI-phobie, de racisme anti-arabe, d’antisémitisme, d’islamophobie et de bien d’autres formes de xénophobie, c’est bien l’intolérance inhérente à toutes les idéologies d’extrême-droite qui s’exprime.
Depuis de nombreuses années, Israël tente d’instrumentaliser les luttes LGBTI pour faire avancer masquée sa propagande de guerre et son entreprise de déshumanisation des Palestinien-nes. C'est ce qu'on appelle le pinkwashing. Israël met en avant des personnes gays, lesbiennes et trans qui avancent l'idée que lui seul serait en mesure de les protéger au Moyen-Orient, notamment à coup de films de propagande. Mais si l’État génocidaire se présente comme progressiste et respectueux des droits des personnes LGBTI, c’est avant tout pour pouvoir, par opposition, représenter le peuple palestinien comme barbare, rétrograde, homophobe et fanatique. C’est une stratégie cynique de communication qui vise à déshumaniser les Palestinien-nes tout en redorant l’image d’Israël, pour mieux faire accepter les crimes incessants que l’État sioniste commet en Palestine depuis des décennies.
Toute la propagande du monde ne change pas les faits : Israël est un régime d’apartheid dirigé par un gouvernement fasciste, belliciste, suprémaciste, qui commet un génocide depuis plus de deux ans et demi et utilise les violences sexuelles et les viols de façon systémique contre les détenus palestinien-nes. Ses liens avec les extrêmes-droites du monde entier le placent comme adversaire des opprimé-es, y compris des victimes d’oppressions liées aux identités de genre ou à l’orientation sexuelle.
La récupération des personnes LGBTI en vue de minimiser des crimes de guerre constitue une diversion qui vise à faire oublier que ces communautés meurent comme tous les habitants de Gaza et du Moyen-Orient sous les bombes israéliennes. Nous rappelons que l’association palestinienne AlQaws, et plus largement le mouvement international Queers for Palestine se battent depuis des années pour les droits LGBTI et contre l'apartheid Israélien ; et soulignons que de nombreuses organisations de la Pride apportent leur soutien à la lutte du peuple palestinien.
Faisons aujourd’hui entendre ce message de solidarité et de convergence : pas de fierté pour les génocidaires, et pas de Pride sans Palestine !
Palestine vivra, Palestine vaincra !
Communiqué de presse du Collectif Solidarité Palestine 37, le 1er juin 2026
Le Collectif de Solidarité Palestine 37 dénonce avec horreur le génocide toujours en cours dans la bande de Gaza, où la famine, les pénuries d’eau et de médicaments, la destruction généralisée des logements, des infrastructures et du système de santé sont utilisées de manière délibérée comme armes de guerre pour détruire jusqu’aux conditions de possibilité même de la vie pour le peuple Palestinien. Cette situation est le résultat direct du siège total et des restrictions systématiques imposés par les autorités israéliennes.
Les données recueillies sur le terrain par Médecins Sans Frontières (MSF) et Médecins du Monde (MdM) sont effroyables :
• Avant octobre 2023, la malnutrition aiguë était pratiquement inexistante à Gaza.
• Aujourd'hui, près d'un enfant de moins d'un an sur quatre et environ 20 % des femmes enceintes et allaitantes souffrent de malnutrition aiguë.
• La mortalité néonatale est deux fois plus élevée chez les nourrissons nés de mères souffrant de malnutrition, et 90 % de ces bébés naissent prématurément.
Le Collectif souligne que cette famine n'est pas une fatalité mais le résultat d’une politique consciente menée par le gouvernement israélien. Les taux de malnutrition fluctuent directement selon les décisions politiques d'autoriser ou de bloquer l'aide humanitaire. Le nombre de points de distribution alimentaire est passé de 400 à seulement 4 en un an, des points désormais militarisés et dangereux pour les civils.
Outre la nourriture, l'eau est également utilisée comme une arme. Près de 90 % des infrastructures d'eau et d'assainissement ont été détruites ou endommagées, privant systématiquement la population de cette ressource vitale. Cette privation délibérée, combinée à la destruction du système de santé et des infrastructures de collecte et d’évacuation des déchets crée des conditions de vie inhumaines et favorise la propagation de maladies épidémiques.
Le droit international humanitaire prohibe expressément l'utilisation de la famine contre des civils, un acte constitutif d'un crime de guerre. La Cour Internationale de Justice a d'ailleurs ordonné à Israël de prendre des mesures immédiates pour permettre la fourniture des services de base et de l'aide humanitaire.
La suspension des exportations d'armes vers Israël est préconisée par la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) en s'appuyant sur plusieurs fondements juridiques et éthiques majeurs, liés à la situation dans la bande de Gaza :
-La famine est utilisée par l’Etat d’Israël comme « arme de guerre » et comme méthode de combat délibérée contre la population civile. Le droit international prohibe expressément cette pratique et la qualifie de crime de guerre. En fournissant des armes, un État s'expose au risque de faciliter ces violations graves.
-La France a l'obligation juridique de prendre toutes les mesures nécessaires pour s'assurer du respect des règles du droit international humanitaire sur tous les territoires en conflit. Maintenir des exportations d'armes vers un État qui entrave délibérément l'aide humanitaire est en contradiction avec cette obligation.
-Des convois et des bureaux d'organisations comme l'UNRWA, MSF et MdM ont été pris pour cibles.
-La destruction massive des terres agricoles et des bateaux de pêche a paralysé toute capacité d'autosuffisance.
Rappelons que depuis le mois d’octobre 2023 et encore aujourd’hui, les journalistes internationaux sont empêchés de pénétrer dans la bande de Gaza pour y exercer leur profession et que, depuis cette date, les deux-tiers de l’ensemble des journalistes tués dans le monde l’ont été par Israël.
Rappelons également qu’Israël se rend également coupable de crimes de guerres en Cisjordanie où la colonisation et l’occupation illégales se poursuivent depuis des décennies et s’accélèrent depuis 2023 et où un régime d’apartheid est en place ; ainsi qu’au Liban et en Syrie où Israël est également responsable de bombardements, d’invasions et d’occupations illégales, là encore depuis des décennies.
Le Collectif de Solidarité Palestine 37 appelle le gouvernement français à :
1. Exiger un cessez-le-feu immédiat et permanent pour mettre fin au génocide du peuple Palestinien.
2. Intervenir pour que l'aide humanitaire puisse entrer massivement et sans entrave par voie terrestre.
3. Suspendre immédiatement l'octroi des licences d'exportation d'armes, de composants militaires et de biens à double usage vers Israël, et en stopper le transit depuis d’autres pays via le territoire français.
4. Prendre des sanctions immédiates contre Israël en réponse à ses violations incessantes du droit international, y compris en mettant fin à l’accord d’association UE-Israël.
5. Stopper son offensive de criminalisation du mouvement de solidarité avec la Palestine et de l’expression des opinions politiques critiques du sionisme et de l’État d’Israël.
Le Collectif de Solidarité Palestine 37 appelle également l’ensemble des journalistes et des rédactions, et plus généralement l’ensemble des travailleurs et travailleuses du secteur des médias a prendre enfin ses responsabilités face au génocide en cours, y compris en réagissant à la hauteur du crime que représente l’assassinat de plus de 250 de leurs confrères sous les bombes et les balles israéliennes, et à dénoncer pour ce qu’elle est la propagande de guerre d’un état génocidaire plutôt que de continuer à la relayer. Les exemples factuels de mensonges de la part de l’armée et du gouvernement israéliens sont trop nombreux pour que toute personne soucieuse de déontologie puisse encore leur accorder le moindre crédit. Le maintien d’une exposition médiatique hégémonique sur le sujet à leurs représentant-es tout comme la reprise de leurs éléments de langage ne peuvent donc en aucun cas témoigner d’une volonté sincère de contribuer au débat public. Au contraire, ils constituent un rouage indispensable de la machine de propagande israélienne en offrant aux génocidaires l’opportunité de masquer la réalité de leurs crimes et de coloniser l’imaginaire collectif de fausses représentations par la répétition incessante de mensonges éhontés.
L'humanité ne peut rester silencieuse face à l'extermination programmée d'un peuple.
Collectif Solidarité Palestine 37
Fait à Saint-Pierre des Corps le 1er Juin 2026
Communiqué du collectif le samedi 30 mai, Place Jean Jaurès
Bonjour a toutes et à tous, merci pour votre présence en cette 137 ème semaine de mobilisation du collectif solidarité Palestine 37.
Gaza, 966ème jours de Génocide.
La semaine dernière, nous avons marché à l'appel de plus de 20 organisations contre la guerre et pour le droit des peuples à la paix et à l'auto-détermination.
Aujourd'hui, Israël et son allié les États-Unis nous montrent leur manque total de considération pour ces droits. Partout les bombardements et les offensives militaires reprennent, dopés par l'impunité totale dont jouissent leurs commanditaires.
L'armée israélienne n'a jamais respecté les trêves et les cessez-le-feu qu'elle a annoncés, que ce soit à Gaza ou au Liban. Cependant, au Liban, les offensives militaires, les bombardements, les meurtres et les destructions ont redoublé de violence ces derniers jours, y compris au-delà de la "ligne jaune" qu'Israël avait unilatéralement décrété. La ville de Tyr a notamment été bombardée mercredi 27 mai en pleine célébration de l'Aïd al-Adha. Des villes entières sont rasées, des hôpitaux sont bombardés, des soignant-es sont assassiné-es.
Comme à son habitude, Israël transforme les jours de fête religieuses en jours de massacre. Après le Ramadan, c’est pendant l’Aïd que Gaza a une nouvelle fois été ensanglantée : dix Palestiniens et palestiniennes tués, dont cinq enfants. Parmi eux, Sarah Rajab, 9 ans, une survivante de l’assassinat de toute sa famille sous les bombes israéliennes, aujourd’hui martyre d’un peuple qu’on assassine !
À Gaza, Netanyahou poursuit le génocide du peuple Palestinien en toute impunité. Il vient d'ordonner à son armée de criminels d'occuper encore davantage de terres avec pour objectif de concentrer deux millions de Palestinien-nes sur à peine 30% de la bande de Gaza. Privé-es de tout par le blocus criminel d'Israël, privé-es du droit à exister, les Gazaoui-es se meurent, et les gouvernements occidentaux se taisent ! Les mots leur manquent-ils pour qualifier la gravité des crimes israéliens ? Jusqu'où les génocidaires devront-ils aller avant d'être enfin arrêtés ?
Cette semaine encore, la Cisjordanie occupée a connu une nouvelle semaine de violences marquée par une intensification des incursions à Jérusalem, des attaques de colons, des démolitions, des arrestations et des mesures d’annexion progressive.
À Nabi Samuel/al-Nabi Samwil, au nord de Jérusalem occupée, Israël vient d’exproprier un site sacré appartenant au Waqf musulman : la mosquée, le tombeau du prophète Samuel, les terres agricoles et les accès au village. Une première historique en Cisjordanie occupée.
Après Hébron, le pouvoir israélien poursuit sa politique d’annexion totale : effacer la présence palestinienne, confisquer son histoire, effacer son patrimoine, sa culture et transformer les lieux de paix en champs de confrontation religieuse.
Sous couvert de « sécurité », c’est une politique d’annexion, d’effacement et de nettoyage territorial qui se poursuit chaque jour dans l’impunité la plus totale. Une profanation politique et spirituelle. Une violation flagrante du droit international.
Quand un occupant commence à s’approprier les lieux saints d’un peuple, il ne cherche plus seulement la terre : il cherche à effacer une mémoire, une identité et une existence.
Silence et complicité ne feront qu’alimenter le feu. La Palestine n’est pas à vendre. Ses terres, ses mosquées, ses églises et son histoire ne seront jamais effacées.
Israël : la fiction de la “démocratie” s’effondre !
Ben-Gvir n’a pas « terni l’image d’Israël ». Il a simplement montré au monde ce qu’Israël est depuis toujours : humiliation, violence, apartheid et déshumanisation assumée. La véritable mascarade, ce n’est pas Ben-Gvir. La mascarade, c’est de faire croire qu’il serait une exception, un “extrémiste isolé”, alors qu’il incarne parfaitement la politique israélienne menée contre les Palestinien·nes depuis des décennies. Quand les victimes sont palestiniennes, le monde se tait. Mais dès que des Européen·nes subissent le même traitement, soudain l’indignation ressurgit ! Ben-Gvir n’est pas une anomalie : il est le vrai visage d’un État colonial construit sur la domination, la brutalité et l’impunité.
L’ONU ajoute Israël à la liste noire des auteurs de violences sexuelles dans les zones de conflit, selon l’ambassadeur d’Israël auprès de l’ONU.
L’ONU vient de faire tomber un masque : Israël est désormais inscrit sur la liste noire des auteurs de violences sexuelles en temps de guerre.
Ce que des Palestiniens dénoncent depuis des années, et que des ONG et même certains médias israéliens ont documenté, ce sont les tortures, les humiliations, les agressions sexuelles et lesviolences dans les prisons et les camps Israéliens . Cela ne peut plus être étouffé par la propagande et l’impunité.
Pendant que le gouvernement israélien crie à la « calomnie », les enquêtes sont bloquées, l’impunité continue et des soldats accusés de torture sont réintégrés.
Aucune armée n’est au-dessus du droit international.Aucun État ne doit échapper à la justice. Solidarité avec le peuple palestinien.
De son côté, la France continue de criminaliser et de réprimer les soutiens du peuple palestinien, plutôt que de tenter de s'opposer au génocide en cours. Ces derniers jours, plusieurs organisations de défense des droits humains ont dénoncé une intensification de cette répression politique, policière et judiciaire. La Fédération internationale pour les droits humains a notamment alerté sur les violences policières, les gardes à vue, les amendes et les poursuites visant les étudiant·es et militant·es mobilisés pour la Palestine.
Malgré cette pression, la mobilisation ne faiblit pas , elle continue au contraire de s’enraciner . Des syndicats, associations, organisations étudiantes et collectifs citoyens continuent d’appeler à manifester partout en France pour exiger un cessez-le-feu, la fin du blocus de Gaza et des sanctions contre Israël. La solidarité internationale avec la Palestine reste massive, visible et déterminée.
Boycott , sanction désinvestissement contre l’État d’Israël
Justice pour Gaza
Justice pour la Palestine
Justice pour le peuple Kanak qu'on n’oublie pas
Justice pour tout les peuples opprimés
Palestine Vivra Palestine Vaincra
Nous « vivons » dans un système mondial fondé sur la domination, la compétition effrénée. Cette exploitation a érigé l’injustice en doctrine et la guerre en outil de gouvernance, menaçant la survie de toutes et tous, de notre humanité.
C’est le quotidien de millions d’humains à Gaza, en Cisjordanie, en Iran, au Liban, en Ukraine, à Cuba, en Afrique et dans de trop nombreux pays. Cela s’illustre parfaitement par le génocide et l’épuration ethnique menés par l’État d’Israël en Palestine.
Face aux impérialismes et au colonialisme, le droit international et nos solidarités sont bafoués. Les génocides, les crimes contre l’humanité génèrent des ouragans de rage et affaiblissent les décennies de patientes constructions pour la paix.
Chaque compromis, chaque silence, chaque jour d’indulgence envers la logique guerrière est un jour volé à notre survie collective. Mais, rien n’est fatal !
En France, où prospèrent sur un lit d’injustices et d’inégalités, une politique coloniale, un racisme structurel, une course aux armements et des initiatives d’embrigadement des jeunes dès l’école, il nous faut faire preuve d’un courage lucide. Nous ne voulons pas de l’armée et de la police dans les écoles et les universités (arrêt des classes de défense, …).
Pas de milliards pour l’armée, l’argent public doit aller à la satisfaction des besoins sociaux et au service public (santé, école, …). La France doit cesser ses ventes d’armes dans le monde et particulièrement vers Israël.
Opposons-nous à cette bataille idéologique qui atteint un niveau inquiétant.
Mobilisons-nous pour construire ensemble les ripostes nécessaires, pour la Paix, la justice sociale et bâtissons un autre avenir pour notre humanité.
Ils appellent à se rassembler le 23 mai à Tours pour la paix : Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), Collectif notre santé en danger, Collectif de Solidarité Palestine 37, Collectif pas d’enfants à la rue, Comité tourangeau de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), CGT, Confédération Paysanne, FO, Frères des hommes, FSU, Institut Coopératif de l’École Moderne (ICEM), LFI, La Libre Pensée, Mouvement de la Paix, Jeunes Communistes 37 (MJCF), NPA-L’Anticapitaliste, Parti Communiste des Ouvriers de France, PCF, RETIRADA, SUD Solidaires, Union Communiste Libertaire, Union pour la Reconstruction Communiste.
SAMEDI 16 MAI 2026
Aujourd’hui, nous commémorons la Nakba
Bonjour a toutes et à tous, merci pour votre présence en cette 135 ème semaine de mobilisation du collectif solidarité Palestine 37
Gaza, 952ème jours de Génocide
Aujourd’hui, nous commémorons la Nakba.
78 ans de dépossession, d’exil et de résistance palestinienne.
Le 14 mai 1948, dernier jour du mandat colonial britannique sur la Palestine, David Ben Gourion proclamait unilatéralement la création de l'État d'Israël. Ce moment charnière du mouvement sioniste (qui n'est en aucun cas son commencement) s'est inscrit dans un processus de nettoyage ethnique d'une ampleur colossale, la Nakba "catastrophe" en arabe, sur l'ensemble du territoire confisqué par la force par le mouvement sioniste. En l'espace de quelques mois, les attaques terroristes de milices sionistes et les massacres de civils, y compris de villages entiers, ont forcé 800 000 palestinien-nes à fuir leurs terres, leurs villages, leurs maisons. C'est dans le sang de tout un peuple que l'Etat d’Israël a vue le jour.
Mais aujourd’hui la Nakba continue, à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.
Rappelons une fois de plus que le génocide continue encore à Gaza, où la situation est pire que jamais. Israël entrave toujours volontairement l'entrée de nourriture et de matériel médical, bloque toujours l'accès à l'eau potable, occupe toujours militairement une très large partie de la bande de Gaza, notamment via une nouvelle “ligne orange” sans signalisation claire, viole toujours le prétendu cessez-le-feu sur une base quasi-quotidienne, poursuit la destruction généralisée de toutes les infrastructures, interdit toujours l'accès aux journalistes internationaux, maintient toujours le système de santé gazaoui dans un état qui l'empêche de fonctionner.C'est le résultat d'une politique génocidaire consciente visant à rendre la vie impossible dans la bande de Gaza pour forcer l'exil de sa population. Ne laissons pas la résignation s'installer, continuons de dénoncer avec force les crimes israéliens et de boycotter par tous les moyens à notre disposition les intérêts sionistes !
La politique criminelle des fascistes d'extrême-droite du gouvernement de Netanyahou est également largement visible dans les territoires occupés de Jérusalem Est et de Cisjordanie, où les crimes, les dépossessions et les annexions se poursuivent, ainsi qu'au Liban où l'armée israélienne n'en finit plus de violer la prétendue trêve, de bombarder des civils, d'occuper militairement, de raser des villages et de préparer l'annexion. Dans cette région non plus, les visées coloniales du mouvement sioniste ne datent pas d'hier.
Notons que l'État français et Jean-Noël Barrot ont encore montré leur indéfectible complicité à l'égard de l'État génocidaire en poussant pour maintenir la participation d'Israël à l'Eurovision malgré la pression populaire et le boycott de l’événement par 5 pays européens.
Israël adopte une loi sur les procès publics et la peine de mort pour les détenus du 7 octobre
Israël légalise la vengeance coloniale : tribunaux d’exception, peine de mort, droits piétinés pour les Palestiniens. Ceux qui bombardent Gaza et massacrent un peuple entier osent parler de justice. Nous dénonçons cette machine raciste et génocidaire — solidarité totale avec le peuple palestinien, résistance jusqu’à la liberté !
L’UE annonce des sanctions contre les colons israéliens violents
L’Union européenne nous fait croire qu’elle agit contre la politique génocidaire de l’État israélien en sanctionnant quelques colons israéliens assassins, comme si la colonisation n’était pas en soi une atteinte à la liberté des peuples à disposer d’eux mêmes, atteinte que l’UE feint d’ignorer pour ne pas avoir à la condamner. Une sanction lâche dans sa timidité quand on la compare à la terreur imposée pendant des années au peuple palestinien. Pendant qu’on sanctionne quelques exécutants, l’État israélien et ses principaux responsables continuent, eux, de bénéficier d’une impunité scandaleuse et d’une silencieuse complicité de l’Union européenne.
Quand l’Europe aura-t-elle enfin le courage de sanctionner Benjamin Netanyahu, Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich, coupables de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et du massacre méthodique du peuple palestinien ? Ces dirigeants alimentent ouvertement la haine, la colonisation, les expulsions forcées et la destruction d’un peuple sous les yeux du monde entier. malgré cela l’Europe continue de commercer avec les colonies illégales et de protéger Israël de véritables sanctions.
Les autorités israéliennes intensifient les exactions à l’encontre des femmes détenues de la prison de Damon
À la prison de Damon, des détenues palestiniennes dénoncent des conditions de détention qui s’aggravent de manière alarmante.
Surpopulation extrême, cellules bondées où l’on dort à même le sol, privation de nourriture utilisée comme punition, et absence de soins médicaux même pour des femmes gravement malades — dont certaines atteintes de cancer ou enceintes.
Les témoignages font aussi état de violences répétées, de passages à tabac, de fouilles humiliantes et de placements prolongés en isolement. Plusieurs détenues affirment vivre dans un climat de violence et d’humiliation systématique, loin de toute protection minimale du droit humanitaire.
Ce que décrivent ces prisonnières est une détention marquée par la déshumanisation, où la dignité humaine est piétinée.
Main-d’œuvre palestinienne exclue, migrants exploités : la machine coloniale du travail en Israël
Depuis le 7 octobre, Israël a expulsé des centaines de milliers de travailleurs palestiniens de son économie, plongeant des familles entières dans la misère. Sous prétexte de “sécurité”, l’État remplace cette main-d’œuvre par des travailleurs migrants ultra-précaires, surexploités et privés de droits. Cette politique n’est pas seulement économique : c’est une arme coloniale. Affamer les Palestiniens, détruire leur autonomie et opposer les travailleurs entre eux pour mieux maintenir un système de domination et de suprématie.
Face à cela, notre camp doit être clair : solidarité entre tous les travailleurs, palestiniens comme migrants. Contre le colonialisme, le racisme et l’exploitation
Nous exigeons la fin immédiate du Génocide en Palestine, la levée du blocus à Gaza, la fin de l’occupation et le respect du droit du peuple Palestinien à disposer de lui-même.
Le peuple palestinien résiste face au génocide, à l'occupation et au nettoyage ethnique, notre solidarité est plus que jamais nécessaire. Nous sommes également solidaires de toutes les militants de la flottille humanitaire, certains ayant été illégalement arrêtés par l’armée israélienne le 30 avril au large de la Grèce. Deux d’entre eux, Thiago Ávila ainsi que Saïf Abukeshek ont été emprisonnés en Israël pendant 10 jours avant d’être libérés et expulsés. Malgré la répression, la flottille continue : 60 navires sont repartis de Turquie pour porter l’aide et dénoncer et briser le blocus qui prive le peuple Gazaoui de médicaments et de nourriture. Tant qu’il y aura cette injustice, nous continuerons à nous lever.
Vive la résistance des peuples. Vive la Palestine libre.
Boycott , désinvestissement et sanction contre l'état d’Israël
Justice pour Gaza
Justice pour la Palestine
Justice pour le peuple Kanak
Justice pour tout les peuples opprimés
Palestine Vivra
Palestine Vaincra
MERCREDI 6 MAI 2026
la population de Gaza diminue de 10 % en raison du génocide commis par Israël
La population de la bande de Gaza a diminué de 10 % en raison de la guerre génocidaire que le régime israélien mène actuellement contre le territoire palestinien, selon de nouvelles données publiées, ce jeudi 10 juillet, par le Bureau central palestinien des statistiques.
Dans un communiqué, le Bureau a averti que « la Palestine, et plus particulièrement la bande de Gaza, subit une catastrophe humanitaire et démographique sans précédent en raison de l'agression israélienne en cours depuis octobre 2023 ».
Selon le rapport, plus de 57 000 Palestiniens ont été tués lors d'attaques israéliennes, dont 18 000 enfants et 12 000 femmes. Ce chiffre représente 2,4 % de la population totale du territoire avant la guerre.
Par ailleurs, près de 100 000 Palestiniens ont quitté la bande de Gaza depuis le déclenchement de la guerre. L'impact combiné des décès et des déplacements a radicalement modifié le paysage démographique.
Ciblage des enfants et des jeunes modifie la pyramide des âges
La population de Gaza s'élevait à 2 226 544 habitants en 2023. Néanmoins, les estimations démographiques indiquent désormais une forte baisse. « Le nombre de la population a diminué à environ 2 129 724 habitants, soit une baisse de 6 % par rapport aux projections de mi-2024 », a déclaré le bureau. Il a également noté que le nombre de la population est passé à 2 114 301 habitants, soit une baisse de 10 % par rapport aux projections de mi-2025.
Le rapport a également souligné une profonde évolution démographique dans la région. « Un changement fondamental » dans la structure de la population est en cours, avec une distorsion visible de la pyramide des âges « en raison du ciblage délibéré des groupes d'âge plus jeunes par l'armée israélienne, en particulier les enfants et les jeunes ».
Conséquences à long terme de l'impact de la guerre dans la bande de Gaza
Le Bureau central palestinien des statistiques a tiré la sonnette d’alarme sur les conséquences démographiques à long terme du changement de la population.
Les statistiques reflètent également une refonte de la structure sociale, en particulier parmi les jeunes, due à l'agression israélienne sans répit contre Gaza.
Les experts avertissent que ces changements pourraient avoir des conséquences durables sur le tissu économique, social et politique de la société palestinienne dans la bande de Gaza.
Samedi 2 mai 2026
Communiqué - 133ème semaine de mobilisation
Bonjour à toutes et à tous, merci pour votre présence en cette 133ème semaine de mobilisation du collectif solidarité Palestine 37
Gaza, 938ème jours du génocide de la population gazaouie par l’État d’Israël.
Ce 1er mai 2026 est profondément marqué par la guerre déclarée par Trump et Netanyahou aux peuples du Moyen-Orient. En toute impunité, les États-Unis et Israël étendent leurs crimes de guerre, crimes contre l’humanité, crime de génocide.
En ce 1er mai 2026, nous tenons à marquer notre solidarité avec les peuples du monde entier et, bien sûr, avec le peuple palestinien et les travailleurs et travailleuses de Palestine.
En ce 1er mai, journée de lutte et de solidarité internationale, nous affirmons notre soutien indéfectible au peuple palestinien, écrasé par l’occupation, la colonisation et l’apartheid mis en place par Israël. Les travailleurs et travailleuses palestinien·nes subissent une répression constante. Nous exigeons avec d'autres organisations la fin des crimes, des sanctions contre Israël et le respect du droit international.
À Gaza, le génocide est toujours en cours. Un génocide insidieux, sournois et continu. Et pendant que certains parlent de “retour à la normale”, la réalité, elle, reste brutale : rien n’est normal quand vivre devient une vigilance constante face à la mort qui rôde, quand l’existence se résume à survivre, à rester debout, chaque jour, malgré les agressions continues de l’armée israélienne, malgré le blocus imposé à Gaza qui restreint l’approvisionnement en nourriture, en eau et en médicaments à un niveau très en deçà des besoins de la population gazaouie pour survivre et se soigner.
En Cisjordanie occupée, la vie quotidienne des Palestiniens est broyée par la violence systématique et les raids incessants des colons, par les démolitions arbitraires, les confiscations des terres palestiniennes et l’impossibilité de se déplacer librement. Une réalité oppressante, faite d’insécurité permanente et d’expulsions forcées sous le regard indifférent des puissances internationales : leur silence et leur inaction font d’eux les complices de ces crimes odieux.
Dans un contexte d’occupation où Israël exerce un contrôle total sur les territoires, et un droit de vie et de mort sur la population palestinienne, la barbarie continue. En Cisjordanie, vols des terres palestiniennes par les colons, violences sur les habitants, emprisonnements massifs et arbitraires. A Gaza, le blocus et la famine qui en résulte perpétue l’épuration ethnique déjà entreprise par la destruction systématique de toutes les ressources indispensables à une vie normale des gazaouies : terres agricoles, hôpitaux, écoles, habitations, infrastructures d’eau, d ‘électricité et de transport. La réalité sur le terrain est celle d’une mort lente de la population gazaouie, une mort silencieuse et non médiatisée, une mort sciemment organisée par les criminels israéliens. C’est dans cette situation que l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas organise une élection, une mascarade sous domination et contraintes.
Dans la nuit du 29 avril, Israël a attaqué une flottille humanitaire dans les eaux internationales, au large de la Crète.
Des militant·es pacifistes, désarmé·es, ont été intercepté·es, leurs bateaux sabotés, leurs communications coupées. Plusieurs équipages ont été frappés, traînés sur le pont, les mains liées dans le dos. Ils ont subi les brutalités des agresseurs : nez cassé et côtes fracassées sous les coups sanglants des criminels sous uniforme israélien. Des coups de feu ont même été tirés sur eux. Voilà le vrai visage d’Israël.
L’impunité dont bénéficie Israël au niveau international lui permet de commettre des crimes graves sans aucune sanction. Pendant que le président Macron feint de s’en offusquer en multipliant les condamnations de façade, il continue en réalité de soutenir, par des livraisons militaires, cet État voyou.
Nous refusons cette complicité. Nous vous appelons à faire pression sur les autorités françaises, en particulier le ministère des Affaires étrangères, pour affirmer notre solidarité avec les flottilles, exiger la libération immédiate des personnes arrêtées et le respect par Israël du droit à naviguer librement, sans entrave, dans les eaux internationales. La solidarité internationale que cette flottille représente devrait honorer les citoyens de l'Union Européenne. Au lieu de quoi, L’Union européenne, qui manifeste une complicité honteuse envers Israël en refusant toute sanction envers cet État criminel, nous fait honte ! En ne portant pas secours aux matelots de la flottille, en ne protégeant pas des ressortissants européens de l’agression d'Israël dans les eaux internationales, L’Union européenne expose non seulement aux citoyens européens, mais aussi aux populations du monde entier, sa lâcheté, voire pire, sa complicité.
Carrefour renforce son implantation dans les colonies israéliennes.
Malgré ses dénégations, le groupe Carrefour continue de renforcer sa présence dans les colonies israéliennes. En s’implantant directement ou via des partenariats dans des territoires occupés, l’enseigne participe à un système illégal dénoncé par de nombreuses organisations. Face à cette complicité avec la colonisation, une seule réponse : amplifier la mobilisation pour le boycott du groupe Carrefour, afin de le contraindre à mettre un terme à ces pratiques contraires au droit international.
Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre l’État d’Israël
Justice pour Gaza
Justice pour la Palestine
Justice pour le peuple Kanak
Justice pour tous les peuples opprimés
Palestine Vivra
Palestine Vaincra
Gaza : MSF dénonce la privation systématique et délibérée d'eau qu'Israël continue d'infliger aux Palestiniens
Les autorités israéliennes ont également entravé l’entrée de matériel essentiel lié à l’eau et à l’assainissement dans la bande de Gaza. Depuis octobre 2023, l’approvisionnement en électricité, en carburant et en équipements comme les générateurs, leurs pièces de rechange et l’huile moteur — indispensables au traitement et à la distribution de l’eau — a été coupé ou fortement restreint. Un tiers des demandes de MSF pour faire entrer du matériel essentiel ont été refusées ou sont restées sans réponse. Ces équipements incluent des unités de dessalement, des pompes, du chlore et d’autres produits de traitement de l’eau, des réservoirs, des répulsifs anti-insectes et des latrines. De nombreux articles pourtant initialement approuvés ont ensuite été bloqués à la frontière.
« Nous avons besoin d’eau », déclare Ali, un Palestinien déplacé vivant dans un camp à Deir Al-Balah. « Cela n’a aucun sens. C’est comme si nous demandions au monde le strict nécessaire pour vivre. »
MSF est le deuxième principal producteur d’eau potable dans la bande de Gaza, après les autorités locales. En mars 2026, malgré des conditions extrêmement contraintes, MSF produisait ou distribuait plus de 5,3 millions de litres d’eau par jour, soit l’équivalent des besoins minimums de plus de 407 000 personnes — environ un habitant sur cinq de la bande de Gaza.
Au cours du mois de mars, MSF a distribué plus de 100 millions de litres d’eau, soit l’équivalent de 1 507 kilomètres de jerricans de 20 litres alignés — une distance comparable à celle entre Riyad et Amman, ou entre Londres et Rome.
La suspension de l’Accord d’Association entre l’Union européenne et Israël, c’est maintenant
Ce mardi 21 avril, le Conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne se réunit dans un contexte où l’impunité dont bénéficie l’État d’Israël perdure alors qu’il poursuit ses crimes : le génocide est toujours en cours à Gaza, les colons et l’armée d’occupation sèment la terreur en Cisjordanie, et pour couronner le tout, l’abominable loi d’apartheid sur la peine de mort applicable aux seuls Palestiniens. Au mépris des décisions et avis de la Cour internationale de Justice, au mépris de la résolution de l’ONU de septembre 2024, l’occupation israélienne continue de s’aggraver et la colonisation de s’accélérer. Elles asphyxient et détruisent la société palestinienne.
Inspirateur et acteur de la guerre contre l’Iran, déclenchée au mépris du droit international et qui plonge le monde dans une crise d’une extrême gravité, Israël continue de bombarder le Liban et d’y provoquer des déplacements massifs de la population au risque du démantèlement de la société libanaise et d’une catastrophe humaine sans précédent.
Ceci intervient alors que plus d’un million de citoyens et citoyennes européen·nes ont signé l’initiative citoyenne européenne (ICE) réclamant la suspension de l’Accord d’Association entre l’UE et Israël.
Cet accord, entré en vigueur en 2002, fait d’Israël un partenaire privilégié de l’UE. Il est conditionné au respect, entre autres, des droits humains. Il n’aurait jamais dû entrer en vigueur ou aurait dû être suspendu dès le premier jour.
Après plus de 18 mois de génocide à Gaza, il a fallu attendre le Conseil des affaires étrangères du 20 mai 2025 pour que soit enfin lancé l’examen formel de l’accord d’association. Quatre mois plus tard, la Commission européenne proposait la suspension partielle de l’accord au Conseil de l’UE. Celle-ci n’a pas encore été adoptée. Plus de sept mois après, l’UE n’a toujours pris aucune décision. Les mesures qui ont été annoncées par la présidente de la Commission européenne en septembre 2025 seraient toujours sur la table.
Le 15 avril, plus de 350 anciens ministres, ambassadeurs et hauts fonctionnaires de l’UE, parmi lesquels Josep Borrell, ancien Président du Parlement européen, ont signé une lettre en demandant la
suspension de cet Accord d’Association. L’Espagne, l’Irlande et la Slovénie en demandent de nouveau la suspension.
Le changement politique en Hongrie, l’évolution des positions de l’Italie, l’exaspération contre l’état de guerre sans fin provoqué par Israël, l’indignation après la loi sur la peine de mort, vont peut-être enfin amener à la mise en œuvre de sanctions fortes contre Israël, dont la suspension de l’Accord d’Association, ou a minima de son volet commercial demandé par la Commission européenne – ce qui n’exige que la majorité qualifiée pour être adoptée par le Conseil. Au-delà des pressions indispensables sur l’État d’Israël, c’est le droit international lui-même qui est en jeu.
Le succès très rapide de l’ICE demandant la suspension de l’Accord d’Association est le signe que l’opinion publique européenne est de plus en plus consciente de la gravité de la situation créée par des décennies d’impunité totale accordée à l’État d’Israël. Plus du tiers des signataires de l’ICE sont des citoyens et citoyennes français·es.
L’Association France Palestine Solidarité s’est adressée au Ministère des Affaires étrangères pour lui demander d’agir afin que des sanctions fortes soient enfin prononcées contre Israël. La suspension de l’Accord d’Association serait un premier pas élémentaire pour marquer enfin ses distances avec l’État génocidaire.
Jean-Noël Barrot a rappelé récemment que la France avait soutenu les propositions de la Commission européenne, et averti que « si la situation n’évolue pas, elle garde cette carte en main » ; par contre, il ne se prononce pas sur la position qu’il va défendre lors du Conseil des Affaires étrangères ce mardi 21 avril. Non seulement la situation n’a pas évolué, mais elle ne fait qu’empirer. La garantie d’une impunité permanente laisse entendre à Israël que tout lui est permis : il en use et en abuse. Il est temps, plus que temps, que l’Europe tout comme la France mettent leurs actes en adéquation avec les valeurs qu’elles prétendent défendre.
Le Bureau National de l’AFPS,
le 20 avril 2026

SAMEDI 4 AVRIL 2026
129ème semaine de mobilisation du collectif solidarité Palestine 37
Gaza, 910èmè jours de Génocide
Gaza n’est pas seulement détruite. Elle est rendue invivable.
En quelques mois, des dizaines de milliers de tonnes d’explosifs ont anéanti les terres, l’eau, les cultures, les animaux. Aujourd’hui, presque tout ce qui permettait de vivre a disparu. L’eau est rare, polluée, parfois mortelle. Les sols sont empoisonnés. La mer elle-même devient toxique.
Ce n’est pas un “dommage collatéral”. C’est une stratégie : détruire les infrastructures, contaminer l’environnement, empêcher toute reconstruction, pour que rester devienne impossible.
Les conséquences sont immédiates et durables : maladies, famine, enfants malades, populations privées du minimum vital. Et même si les bombes s’arrêtaient demain, les écosystèmes sont si profondément touchés que la vie restera compromise pendant des années.
C’est cela qu’on appelle un écocide : la destruction organisée du vivant, au point d’effacer la possibilité même d’habiter une terre.
Cisjordanie, pogrom, épuration ethnique et une colonisations de remplacement active dans les territoires occupés.
Jeudi, la création de cinq nouveaux avant-postes en Cisjordanie, dont quatre dans la zone A, a entraîné une escalade de violence contre les Palestiniens. Selon le Croissant-Rouge palestinien, un Palestinien de Jérusalem-Est a été tué et 14 autres blessés lors de plusieurs attaques de colons. Des incidents à Tayasir et Khirbet Einun ont impliqué des colons armés et parfois vêtus d’uniformes militaires, des raids dans les villages, et la reconstruction d’avant-postes illégaux après leur évacuation par l’armée israélienne. L’ONG Kerem Navot dénonce ces implantations comme « sans précédent » et révélatrices d’un manque de contrôle de l’État israélien sur ses colons et les forces de sécurité.
L'occupant israélien, après avoir fermé et interdit l'entrée de la mosquée al Aqsa pendant le ramadan, interdit l’Église du Saint-Sépulcre au chrétiens pour le dimanche des Rameaux
«Israël cherche à exploiter la guerre, pour imposer de nouvelles réalités et de nouveaux faits à Jérusalem », déclare l’archevêque grec orthodoxe Attalah Hanna. «C’est une attaque contre Jérusalem, son identité, son histoire et son patrimoine en tant que lieux saints chrétiens et musulmans.»
Contre la mise à mort des prisonniers Palestiniens
À la Knesset, un cri sinistre résonne : « Viva la muerte ! » (vive la mort) le cri de ralliement franquiste. Une loi qui légalise la peine de mort par pendaison, Elle vise exclusivement les Palestiniens.
Dans un système déjà d'apartheid , un cap brutal est franchi : celui d’un pouvoir qui ne se contente plus d’opprimer, mais revendique le droit de tuer. C’est une violence assumée qui s’institutionnalise en machine à tuer. Cette sinistre loi d'apartheid à été célébrée en sabrant le champagne. Ben Gvir à sans doute eu une pensée pour ses admirateurs qui ont instauré l'apartheid en Afrique du Sud
Cette proposition de loi est contraire au droit international, notamment par sa rétroactivité, par la réduction du seuil requis (simple majorité), par la suppression de possibilité de recours, de grâce ou d’allègement de peine. Elle viole également les normes du droit applicables aux résidents d’un territoire occupé.
Cette loi discriminatoire, d’apartheid, s’inscrit dans le génocide en cours. Le dernier rapport de Francesca Albanese conclut que le recours systématique à la torture, combiné à la campagne plus large de destruction infligée aux Palestiniens, constitue une composante intégrante du génocide en cours, infligeant de graves préjudices physiques et psychologiques aux Palestiniens en tant que groupe.
Et que Fait la France? Rien. Quelques condamnations froides et creuses pendant que la machine à tuer continue son œuvre. C’est clair : les pouvoirs occidentaux soutiennent inconditionnellement un État qui mène une politique génocidaire et utilisent l’accusation d’« antisémitisme » comme arme politique contre toute opposition ou critique
Pire, le gouvernement français s'attaque à ceux qui dénoncent les crimes de l’État génocidaire et soutiennent le peuple palestinien, par l'accusation d'apologie du terrorisme et d’antisémitisme.
Il veut faire taire celles et ceux qui documentent la réalité, c'est ce que prévoit la loi dite «Yadan» de la député pro israélienne du même nom. Déjà de nombreux militant sont poursuivis, mis en garde à vue comme Rima Hassan ces derniers jours, sans oublier Olivia Zemor présidente d'Euro Palestine lourdement condamnée pour Apologie de terrorisme.
Rappelons leur que critiquer la politique de l’État d’Israël, n’est pas de l’antisémitisme : critiquer la politique de n’importe quel État est un droit fondamental.
Non à la loi Yadan
Et nous vous invitions à signer massivement la pétition en ligne sur cette loi scélérate que nous avons dénoncé à plusieurs reprises.
Alors que le gouvernement français, sous la présidence d’Emmanuel Macron, n’a cessé de nier toute implication dans la fourniture d’armements ou de composants à destination d’Israël, les faits et les dénonciations s’accumulent. Et voilà que le gouvernement israélien annonce rompre ses commandes d’armement avec la France — une déclaration qui agit comme un aveu brutal, une humiliation publique infligée à un pouvoir pris en contradiction avec ses propres discours.
Pendant ce temps, la solidarité populaire, elle, ne ment pas. À Marseille, les dockers avec la CGT ont refusé de charger des conteneurs à destination d’Israël. Des travailleurs de l'aéroport Charles de Gaulle avec le syndicat Sud aérien ont pris la même position en refusant d’embarquer du matériel. Ce mouvement de conscience et de résistance dépasse les frontières : en Espagne, en Italie, en Grèce, des travailleurs se lèvent pour dire non à la complicité.
Car il ne s’agit pas d’un conflit lointain et abstrait. Au Liban, les bombardements se multiplient, provoquant le déplacement forcé de centaines de milliers de civils. L’armée israélienne a même franchi un seuil supplémentaire en visant des soldats de la FINUL, dont des militaires français, mettant en joue un général. Une escalade grave, une nouvelle atteinte, une nouvelle humiliation.
Dans ce contexte, une question lourde se pose : des milliers de binationaux franco-israéliens participent aux opérations militaires. Il est légitime de s’interroger sur les implications, y compris du point de vue de la responsabilité politique et morale de la France.
Face à cela, une évidence s’impose : ce sont les peuples, les travailleurs, les citoyens qui portent aujourd’hui la dignité et la solidarité, là où les gouvernements se murent dans le déni. Refuser de participer, refuser de charger, refuser de se taire — c’est là que commence la résistance.
Non à la guerre impérialiste déclenchée par Donald Trump et Benyamin Netanyahou contre l’Iran. En 5 semaines plus de 30 000 bombes et missiles ont déjà été déversés sur l’Iran Selon les états-majors israélien et étasunien. Les pertes civiles ne cessent d’augmenter : écoles, hôpitaux, universités et zones résidentielles sont visés. Les infrastructures industrielles — raffineries, sidérurgie, cimenteries — sont également frappées, causant de nombreuses mortes parmi les travailleur-e-s. L’objectif est d’affaiblir durablement les capacités productives de l’Iran et de le transformer en un État incapable de peser régionalement, au prix d’un effondrement social durable. Trump veux ramener l'Iran a l'age de pierre et asseoir la suprématie d’Israël dans toute la région et mettent la main sur les ressources de ses pays au détriment des peuples. Les monarchistes Iraniens qui applaudissent cette intervention impérialiste dévastatrice, les peuples d’Iran qui la subissent s’en souviendront. Soutient au peuples d’Iran et du Liban !
Départ de la nouvelle flottille depuis Marseille
Malgré la répression en mer et le silence médiatique sur le génocide palestinien, des militants.es de la Flottille navigueront une fois de plus pour briser le blocus israélien illégal sur la bande de Gaza.
Parmi ses participants, un de nos camarades du collectif Solidarité Palestine 37 et de solidaire étudiantes. Nous soutenons tous nos camarades qui participent à cette flottille et leurs souhaitons bon vent et plein de courages et de déterminations
Prochains événements
- Le Mardi 7 Avril à 19h30 aura lieu une projection au CGR tours centre le film « From Gaza With Love» en présence du reporter et réalisateur Charles Villa, au tarif de 7€40
- Le départ de la Quinzaine culturelle de la Palestine 3ème édition du 18Avril au 15 Mai. Elle sera pour nous le moyen d’organiser une INTIFADA CULTURELLE : « Se soulever par la Culture » !
Boycott , Désinvestissement et Sanction contre l'état d’Israël
Justice pour Gaza
Justice pour la Palestine
Indépendance pour la Kanaky et Justice pour son peuple
Justice pour tout les peuples Opprimés
Palestine Vivra Palestine Vaincra

L'aggravation de la colonisation en Cisjordanie
Suivez nos communiqués sur l'aggravation de la colonisation de la Cisjordanie par Israël. Nous mettons en lumière les violations du droit international et les conséquences humanitaires de cette politique.

La politique impérialiste au Moyen-Orient
Le Collectif de Solidarité Palestine 37 analyse et dénonce la politique impérialiste menée de concert par Israël et les États-Unis au Moyen-Orient. Nos communiqués détaillent les enjeux géopolitiques et leurs impacts sur la région.
Consultez tous nos communiqués
Découvrez ci-dessous tous nos communiqués récents, classés par ordre chronologique. Certains d'entre eux sont mis en avant pour leur importance particulière. N'hésitez pas à les partager pour amplifier notre message.
Paris discute, Israël bombarde : stop aux illusions, place aux sanctions !
Communiqué d'Attac France
La France et l’Arabie saoudite vont co-présider le 17 juin à l’ONU une Conférence internationale de haut niveau sur le règlement pacifique de la question de Palestine. Nous dénonçons une mascarade car le plan proposé par les deux pays n’est ni neutre, ni sincère.
La France prétend œuvrer à la paix, alors même qu’elle continue d’armer Israël, de criminaliser les soutiens à la Palestine sur son sol et de ne pas appliquer le droit international - ce qui supposerait notamment de mettre en place des sanctions contre l’État d’Israël et son gouvernement criminel.
La conférence organisée par Emmanuel Macron à Paris le 13 juin 2025 est présentée comme une « consultation de la société civile », en amont d’une conférence co-présidée avec l’Arabie saoudite à l’ONU, à New York, sur la paix en Palestine le 17.
Nous dénonçons une opération de façade et relayons la voix de la société civile palestinienne unie dans sa dénonciation de la faiblesse de cette initiative qui défend
un programme sans envergure en faveur de la solution à deux États, incapable de répondre aux réalités de la fragmentation, du siège et du génocide sous un régime de colonialisme de peuplement [...] Pendant des décennies, les approches internationales ont occulté les asymétries de pouvoir, mis sur un pied d’égalité colonisateurs et colonisés, et canalisé les ressources diplomatiques et économiques vers des processus et des approches qui protègent Israël de toute responsabilité.
Il est urgent d’imposer des sanctions afin de débloquer la situation. Cela fait 20 ans que le mouvement de la société civile palestinienne « Boycott, Désinvestissement, Sanctions » indique le chemin à suivre pour une résolution pacifique.
Une conférence pour sauver les apparences
Lancée à l’initiative d’un gouvernement français qui refuse de qualifier de génocide la catastrophe en cours à Gaza, qui s’oppose à l’embargo militaire contre Israël et qui réprime les mobilisations en faveur des droits palestiniens, la conférence de Paris n’est pas un espace de dialogue réel. Elle est un écran de fumée.
La société civile palestinienne, en Palestine comme en exil, ne s’y est pas trompée. Elle dénonce une initiative conçue pour détourner l’attention du droit international et des responsabilités concrètes, notamment celle des États tiers comme la France. Plusieurs coalitions palestiniennes appellent à boycotter la conférence, estimant qu’elle sert à blanchir les crimes d’Israël sous couvert de diplomatie.
Alors que Gaza est ravagée par les bombardements, que sa population meurt de faim, que la Cisjordanie vit au rythme des incursions militaires, la France livre des pièces militaires, du carburant d’aviation et des technologies de surveillance à Israël.
En Cisjordanie, les colons ont un statut supérieur aux Palestiniennes et la colonisation s’intensifie, par le vol de terres et de ressources naturelles, la bétonisation, la destruction et l’expulsion de dizaines de milliers de personnes, avec des descentes armées de colons et de soldats israéliens dans des villages palestiniens que les habitantes ont dû fuir.
Malgré cela, malgré plus de 10 000 prisonnieres palestiniens dont plus de 3 500 « prisonniers administratifs » - c’est-à-dire détenus par Israël en dehors de toute procédure légale transparente, la France maintient ses liens avec les institutions israéliennes. Institutions qui aujourd’hui promeuvent on ne peut plus clairement cette politique ouverte d’ expansion, colonisation, nettoyage ethnique et génocide.
Un État ne suffit pas : ce qu’il faut, c’est la fin de l’impunité
Cette initiative « pour la paix » voulue par Macron vise plus à redorer l’image de la France qu’à être réellement utile au peuple palestinien et à une paix juste et durable. Se contenter de réclamer un État palestinien est une mascarade. Certes, le gouvernement israélien actuel est violemment contre. Mais cela ne suffit pas à en faire un but utile.
Un État palestinien viable ne peut pas exister ni protéger ses citoyen.nes s’il ne dispose de la souveraineté réelle que sur 18% du territoire, (Zone A), sans compter que l’Autorité Palestinienne est depuis des dizaines d’années sous contrôle financier d’Israël, et qu’elle a collaboré sur le plan sécuritaire avec Israël.
La société civile palestinienne appelle plutôt à
soutenir les efforts palestiniens visant à reconstruire un leadership palestinien unifié et démocratique, représentant le peuple palestinien en Palestine et en exil, en mettant fin à la délégitimation des partis politiques palestiniens et en favorisant la réconciliation nationale sans conditions imposées ; y compris en faisant pression sur Israël pour qu’il libère tous les prisonniers politiques palestiniens.
Outre un embargo militaire, incluant la suspension des licences d’exportations, la fermeture des ports au transport d’armes vers Israël, l’arrêt de l’achat de matériel israélien, l’exclusion d’Israël des salons militaires comme le Bourget, la France aurait déjà dû prendre une grande quantité de sanctions diplomatiques, économiques et financières pour s’aligner sur le droit international :
- Avec des justifications hypocrites, la France a accordé une immunité indue aux responsables israéliens visés par un mandat d’arrêt de la Cour Pénale Internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, comme en témoigne l’autorisation du survol du territoire français en avril 2025 pour Benyamin Netanyahou. A contrario, le Royaume-Uni, aux côtés de l’Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande et de la Norvège vient a minima d’appliquer des sanctions (interdiction du territoire et gel des avoirs) contre deux des ministres israéliens les plus virulents. Alors que des sanctions diplomatiques, commerciales et financières ont été appliquées rapidement contre la Russie, on attend toujours le moindre mouvement contre l’État Israélien et ses responsables.
- Alors qu’une date butoir de septembre 2025 a été fixée l’année dernière par l’Assemblée générale de l’ONU, dans une résolution votée par la France, pour qu’Israël mette fin sans délai à sa présence illicite dans le Territoire palestinien occupé, la France n’a toujours pas demandé aux acteurs privés et publics français de se mettre en conformité, ni n’a fait pression au sein de l’Union européenne. Il s’agit notamment :
- d’enjoindre aux acteurs économiques, financiers, d’empêcher toute activité et investissement, toute relations économique ou commerciale avec Israël qui seraient de nature à renforcer sa présence illicite dans le territoire palestinien occupé ; c’est en vertu de cette application du droit international qu’Attac avec AFPS et BDS France a lancé la campagne "banques complices".
Plusieurs institutions financières importantes dans le monde ont déjà désinvesti de banques israéliennes (qui financent la colonisation) ou d’autres acteurs économiques impliqués dans l’économie militaire ou la colonisation israélienne, la France est en retard sur ce point. Une autre campagne en cours sur ce point est celle de la rupture de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël : la France a soutenu une révision de cet accord, mais n’a pas fermement proposé de le suspendre (toujours le « en même temps » et les mesures dilatoires) ; - d’interdire l’importation de tout produit issus des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée ;
- d’interdire toute exportation d’armes ou de matériels connexes en direction d’Israël ;
- d’enjoindre aux colons franco-israéliens de quitter leur résidence dans les colonies ;
- de prendre des mesures contre les militaires franco-israéliens qui interviennent dans le territoire palestinien occupé.
Les questions de députées demandant au gouvernement pourquoi la France n’a toujours pris, depuis septembre 2024, aucune mesure de sanction ou de directive envers les secteurs publics et privés, n’ont toujours reçu aucune réponse ; qu’il s’agisse de questions sur la résolution votée par la France à l’ONU l’année dernière (1, 2 ou 3) ou sur la participation d’Israël aux ventes d’armement permises par le Salon du Bourget. Cette dernière est autorisée malgré un recours à la justice par des associations dont Attac, car il s’agit d’une décision qui ne peut être prise que par le gouvernement français, selon la justice.
Pour le moment, il n’y a que quelques États, autour de l’Afrique du Sud, qui ont annoncé mettre en œuvre des mesures concrètes contre l’approvisionnement en armement de l’armée israélienne, en indiquant leur adhésion au groupe de la Haye. Sans l’intervention déterminée et solidaire des dockers Marseille de la CGT qui ont bloqué des cargaisons de matériels militaires - révélée notamment par l’enquête de Disclose - la complicité de la France serait donc encore plus grave.
Un gouvernement français qui réprime la solidarité
Par ailleurs, la France ne devrait pas pouvoir se dire « médiatrice » alors qu’elle alimente la guerre et musèle les voix qui dénoncent cette complicité. Surtout qu’une « médiation » n’est plus à l’ordre du jour, c’est l’heure des sanctions. Quand le gouvernement israélien respectera le droit international et les droits des Palestinien.nes, il sera temps de négocier.
Depuis octobre 2023, le gouvernement français mène une véritable campagne de répression contre les mouvements de soutien au peuple palestinien. Manifestations interdites par dizaines, interpellations massives, dissolutions arbitraires d’associations comme Urgence Palestine ou Collectif Palestine Vaincra, campagnes de surveillance et de censure dans les universités : tout est mis en œuvre pour faire taire la solidarité.
Des étudiantes sont évacuées manu militari des campus. Des militantes, des élues, des enseignantes, sont poursuivies pour leur simple engagement. L’ombre de l’« apologie du terrorisme » plane sur toute prise de parole critique. La justice est instrumentalisée, les préfets appliquent des consignes de bâillonnement, et les médias dominants relaient la rhétorique de l’ennemi intérieur.
Le procureur de la Cour pénale internationale a demandé des mandats d’arrêt contre Benjamin Netanyahou, Premier ministre d’Israël, et Yoav Gallant, son ministre de la Défense, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Et pourtant, c’est une flottille humanitaire pour la paix, qui n’a rien commis d’illégal, que les élues du parti présidentiel et de la droite critiquent. Netanyahou, lui, est accueilli les bras ouverts dans l’Union européenne, notamment par Viktor Orbán, sans que personne ne s’en indigne.
La France se prétend garante du droit et de la paix, tout en instaurant un climat de peur pour celles et ceux qui défendent les droits humains. Est-ce cela, « consulter la société civile » ? Faire taire la solidarité ici, pendant que l’on prétend tendre la main là-bas ? Cette hypocrisie doit cesser. On ne peut pas criminaliser la solidarité ici, et prétendre soutenir la paix là-bas.
Nous refusons cette mascarade
Nous appelons nos concitoyennes, les journalistes, les responsables associatifs et les élues à ne pas se rendre complices d’une conférence illégitime, et à écouter la parole des premieres concernées : les Palestiniennes.
Leur demande est claire, constante, fondée sur le droit : mettre fin au génocide et à l’occupation, démanteler le régime colonial et d’apartheid, et garantir les droits des Palestiniennes— à la restitution des terres, bien immobiliers et avoirs ; le droit au retour des Palestiniennes déplacées durant l’occupation ; la réparation du préjudice ; la cessation de toute entrave au droit à l’autodétermination.
Ce n’est pas une « paix » imposée par ceux qui vendent les armes et ferment les frontières qu’il faut construire. C’est une paix juste, qui commence par la fin de l’impunité d’un état coupable de crimes de guerre et contre l’humanité, et de ses complices.
Nos exigences sont celles de la société civile palestinienne
Nous résumons ici en précisant ce qui s’applique particulièrement pour le cas français. Envers le gouvernement français, il s’agit de demander :
- Prendre des sanctions concrètes contre l’État d’Israël et ses dirigeants pour leurs crimes ;
- Mettre fin de la coopération militaire, commerciale, économique et diplomatique complice entre la France et Israël, et notamment un embargo militaire dans les deux sens, qui peut inclure le fait de rejoindre le groupe de la Haye, et doit inclure l’exclusion des entreprises israéliennes des salons de vente d’armement en France ainsi que le refus de laisser transiter du matériel militaire et à double usage, du carburant ou des marchandises soutenant l’occupation, le génocide, l’apartheid ou les colonies illégales d’Israël ;
- Cesser tout financement public aux institutions et entreprises israéliennes ou autres impliquées dans l’occupation et le business du génocide y compris via des programmes de recherche ou d’échange universitaire français ;
- Adopter une législation nationale empêchant les entreprises relevant de la juridiction française d’investir dans l’occupation illégale par Israël ou son maintien – notamment par le fait de poursuivre des opérations, d’entretenir des relations commerciales et de participer au projet de colonisation ; et obligeant les entreprises, organisations et institutions financières relevant de leur juridiction se défassent de tout actif détenu par des entreprises et sociétés israéliennes et des sociétés complices impliquées dans des crimes de droit international ;
- Rompre l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël ;
- Enquêter et poursuivre leurs ressortissants impliqués dans des crimes contre les Palestiniens, y compris les citoyens binationaux enrôlés dans l’armée israélienne, et publier des directives décourageant l’enrôlement ;
- Activer la compétence universelle pour poursuivre les auteurs de crimes de droit international contre les Palestiniens devant les tribunaux nationaux ;
- Soutenir par tous les moyens possibles les instances internationales (CPI, CIJ) pour juger les responsables ;
- Avoir une parole diplomatique qui reconnaisse réellement et efficacement le droit international : bien évidemment le devoir de prendre des mesures de prévention et répression d’un génocide ; et au-delà, le droit des Palestiniennes à l’autodétermination, retour, réparation ; exiger que l’Assemblée générale des Nations unies reconstitue le Comité spécial des Nations unies contre l’apartheid et le Centre des Nations unies contre l’apartheid, et qu’elle suspende l’adhésion d’Israël pour violation de ses conditions d’adhésion, notamment le non-respect de la résolution 194 – la situation étant aggravée par ses violations systématiques et ses attaques contre les principes et les institutions des Nations unies ; soutenir le mandat de la Commission internationale indépendante d’enquête sur les territoires palestiniens occupés et Israël, notamment en faisant pression sur Israël pour qu’il permette l’accès à la Palestine pour la conduite d’enquêtes indépendantes ;
- Réhabiliter les mouvements de solidarité en France ;
- Libérer George Ibrahim Abdallah.
Nous appelons à soutenir toutes les actions possibles de boycott, désinvestissement, sanctions, et initiatives diplomatiques sincères, et tous les moyens de lutte pacifiques, des manifestations à la grève et au blocus, pour faire pression sur notre gouvernement.
Créez votre propre site internet avec Webador