Le peuple israélien est-il à ce point barbare ?

Publié le 24 septembre 2026 à 19:10

"Ce n’est désormais plus une question de retard ou d’incapacité : il s’agit d’une privation délibérée. À ce jour, l’occupation israélienne continue d’empêcher l’entrée de bâches et de tentes dans la bande de Gaza, malgré les appels répétés des organisations humanitaires demandant que les familles puissent réparer et renforcer leurs abris avant l’intensification des pluies et l’arrivée de l’hiver.

Nous ne parlons pas d’équipements complexes. Nous parlons de simples bâches et de feuilles de plastique imperméables — des articles d’un coût dérisoire dans la plupart des régions du monde. Pourtant, leur entrée à Gaza reste interdite en quantité suffisante pour répondre aux besoins de la population.

Après que des camps de déplacés ont été bombardés et que des milliers de tentes ont été détruites, reconstruire ou réparer ces abris est devenu extrêmement difficile et prohibitif. Le prix des bâches a grimpé sur le marché noir, au-delà des moyens de la plupart des familles. D’autres dépendent d’une aide directe limitée, qui ne parvient pas à atteindre tout le monde.

Que sont censées faire ces familles alors que la pluie continue de tomber et risque de s’intensifier au cours des prochains jours et des prochaines semaines ? Comment sont-elles supposées protéger leurs enfants et les quelques biens qu’il leur reste ? Où peuvent-elles aller après la destruction de leurs maisons, la destruction de leurs tentes et le refus même des matériaux les plus élémentaires nécessaires pour se protéger de la pluie et du froid ?

Personne n’a de réponse, et les médias internationaux reconnaissent à peine la réalité de ce qui se passe. Gaza reste assiégée et se voit refuser jusqu’aux moyens les plus élémentaires de survivre."

Dr. Eyad Al Amawi, coordinateur Gaza Relief Committee

 

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